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Airbus Air France: les 4 dernières minutes de vol

Alors que les débris du vol AF 447 semblent bien avoir été retrouvés au large des côtes brésiliennes, les hypothèses quant aux évènements qui ont provoqué l'accident du Airbus d'Air France se font de plus en plus nombreuses.

Après avoir évoqué la foudre comme cause potentielle du crash de l'airbus, un journal brésilien affirme aujourd'hui que l'avion ne volait pas à l'altitude qui était prévue sur son plan de vol. D'autres sources proches de l'enquête évoquent également une vitesse non conforme, "erronée" comme le publie le journal Le Monde. Pour étayer toutes ces affirmations, les experts ne peuvent pour l'instant se baser que sur les enregistrements des 4 dernières minutes de vol de l'Airbus A330.

L'enregistrement des 4 dernières minutes de vol

A 23h, un message manuel a été adressé depuis l'appareil pour signaler la traversée de très fortes turbulences au dessus d'un énorme cumulo-nimbus.

A 23h10, le pilotage automatique a été déconnecté et quelques secondes plus tard, c'est le système auxiliaire qui prend le relais, ce qui se produit généralement en cas de panne électrique.

A 23h12, l'indicateur d'altitude et de direction de l'appareil tombe lui aussi en panne puis c'est au tour de l'indicateur de vitesse verticale de lâcher.

23h14, dernière minute d'enregistrement : l'alerte "cabin vertical speed" se déclenche ce qui peut signifier soit que de l'air extérieur a pénétré dans l'avion, soit que l'appareil a subi une forte dépressurisation, sans doute due à sa chute brutale.

La théorie de l'attentat

Des pilotes de l'armée brésilienne, en vol à proximité du lieu de l'accident, ont relaté avoir observé une explosion, un fort éclair lumineux puis la chute d'au moins 6 différents "objets". Cette observation viendrait relancer la thèse de l'attentat à la bombe qui aurait provoqué la désintégration en vol de l'appareil.

Mais les autorités brésiliennes refusent cette hypothèse bien que l'aéroport en ait été menacé quelques heures avant le décollage et le vol retardé pour vérification. Pour étayer leurs dénégations, les experts expliquent que les traces de kérosène présentes sur la mer rendent totalement impossible cette hypothèse de désintégration en vol qui aurait alors fait brûler l'intégralité du carburant.

Les recherches se poursuivent

C'est donc toujours le flou le plus complet en ce qui concerne les causes réelles de l'accident. Seule la récupération des boîtes noires pourrait permettre de révéler la vérité. Cependant, du côté brésilien on reste assez peu optimiste quant aux chances de retrouver ces enregistreurs de vol car il est probable qu'ils gisent par plus de 3000 mètres de profondeur.

Aucun corps n'a pour l'heure été retrouvé et les familles des victimes devront malheureusement faire face à une enquête qui promet d'être longue et fastidieuse.

Photo : maps.google.fr

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