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Battisti: Carla Bruni dément toute implication

Les années sont passées mais les Italiens sont loin d’avoir passé l’éponge sur l’affaire Battisti qui a fait sursauter l’Italie à l’époque, et qui continue de susciter l’indignation des associations italiennes de victimes du terrorisme.

Battisti, ancien chef des "Prolétaires armés pour le communisme" a été condamné à la prison à perpétuité en 1993 par la justice italienne pour quatre meurtres dont il continue de réclamer son innocence. Il s’était réfugié en France de 1990 à 2004, avant de s’enfuir au Brésil où il avait été arrêté en 2007.

Si l’affaire refait surface aujourd’hui c’est suite aux accusations faites contre la personne de Carla Bruni-Sarkozy par les associations des victimes du terrorisme qui l’accusent d’avoir une main dans la décision du président brésilien qui vient d’accorder l’asile politique à Cesare Battisti.

Carla Bruni nie toute implication dans cette affaire. Invitée hier soir sur le plateau de la chaîne italienne RAI pour entendre ses dires, la Première dame de France a déclaré : "Je n'ai eu aucun rôle, absolument aucun, je ne me le permettrais jamais, je n'en ai pas l'idéologie, je n'ai jamais défendu Battisti et je suis heureuse de pouvoir répondre à cette question et de le dire aux proches des victimes (...) Je ne vois vraiment pas comment quelqu'un pourrait penser que l'épouse d'un président pourrait parler d'un tel sujet avec le président d'un autre Etat" a-t-elle ajouté.

Maintenant c’est sa parole contre celle des associations qui se disent persuader par son implication.

L'affaire

L’affaire a éclaté début janvier, suite au voyage du président det de son épouse au Brésil. Le quotidien italien La Stampa avait publié un article dénonçant l’implication de Carla Bruni dans la décision du président Lula de refuser l’extradition de Cesare Battisti et de lui accorder l’asile politique.

"Depuis que le président s'est marié avec Carla, il n'est plus le même qu'avant. L'ex-mannequin italien, désormais première dame de France, a introduit à l'Elysée le virus de ce milieu intellectuel, bourgeois et gauchiste qui a accueilli, protégé et flatté les réfugiés italiens avec une fraternité inconnue aux quelques terroristes autochtones", avait publié le 17 janvier le quotidien La Stampa, article repris par Le Monde.

Ce n'est pas la première fois que Carla Bruni est critiquée par la classe politique italienne (lire "Contents que Carla Bruni ne soit plus italienne!"), notamment pour son implication dans l’affaire de Marina Petrella, une ancienne des Brigades rouges que la France a refusé d'extrader en Italie pour des raisons humanitaires.

Photo : bellaciao.org et excite.fr

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