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BHL veut faire disparaître le PS

On le connaît pour ses coups de gueule, ses pensées d’intellectuel bourgeois ou sa chevelure impeccable et sa chemise blanche. Bernard-Henri Lévy fustige le parti socialiste qu’il ne reconnaît plus.

Il se lâche, tout y passe. Le parti socialiste est assimilé à une "maison morte", "à ce grand corps malade" qu’il faut "dissoudre". Rien n’est épargné, il faut "changer le nom" et le secrétaire général. BHL estime qu’il est temps d’opérer une refonte totale : exit Martine Aubry, place à la jeune génération emmenée par Manuel Valls.

"Reconstruire les ruines"

Dans une interview accordée dimanche 19 juillet au Journal du Dimanche, Bernard-Henri Lévy est affirmatif : "Le PS va mourir ? Non. Il est mort". Il estime que le parti est en fin de cycle, que les querelles ont contribué à sa chute et qu’il faut resserrer les rangs autour de Ségolène Royal, Manuel Valls et Dominique Strauss-Kahn.

Il joue sur le parallèle : "Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970", en refondation. Il a besoin d’être reconstruit. "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens".

L’avenir du PS

BHL le voit ouvert sur une "vaste consultation populaire" qui permettra à un nouveau parti de gauche de voir le jour. Les Français n’ont que peu d’alternative entre une droite qui contrôle et une gauche qui laisse faire. Il avouera également avoir voté à gauche aux européennes du 7 juin dernier, mais "sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre".

Photo : salon.com

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