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"ce que j'aime le plus, c'est tuer des gens" : la lettre glaçante du tueur de Webster

  • Guy Solimano/ Getty Images News

A la veille de l'année 2013, un nouveau drame a frappé les Etats-Unis, 20 jours après la fusillade de Newtown. A Webster, dans l'Etat de New York, un homme a incendié sa maison et une voiture avant d'ouvrir le feu sur des pompiers en service. Il a laissé une note effrayante laissant peu de place à l'interprétation : il voulait tuer. De quoi alimenter le débat sur les armes dans le pays de toutes les libertés.

William Spengler, 62 ans, dans la soirée du 24 décembre, a tout d'abord provoqué un incendie à proximité de Bay Road puis a attendu patiemment les pompiers équipé de trois armes à feu, dont un fusil d'assaut Bushmaster de calibre .223. Il a fait deux morts et deux blessés. William Spengler est ensuite mort sur place, tué d'une balle sans que l'on sache encore s'il est tombé sous les balles des policiers ou s'il s'est suicidé.

Gerald Pickering , le chef de la police de Webster a déclaré le lendemain du drame que le tueur avait très probablement tendu une embuscade aux travailleurs du feu. William Spengler était "équipé pour la guerre, pour tuer des innocents".

Une lettre de "deux, trois pages" confirme que celui-ci voulait faire des victimes. "Je dois encore me préparer pour voir quelle proportion du quartier je peux brûler et faire ce que j'aime le plus, tuer des gens" a écrit le tueur. Après le meurtre des pompiers, le feu s'est rapidement propagé, détruisant complètement quatre maisons et en endommageant quatre autres selon les autorités. Autre détail glaçant : "Nous avons trouvé des restes humains dans les ruines de la maison où habitait le tireur" raconte M.Pickering. Cheryl Spengler, 67 ans, était la soeur du meurtier. Elle avait disparu depuis lundi. Cheryl Spengler vivait avec son frère et selon la police, elle ne s'entendait pas avec son frère. On ignore encore si celle-ci a succombé à l'incendie ou s'il a été tuée préalablement.

Le drame ouvre une nouvelle fois le débat sur le port et la possession d'armes aux Etats-Unis. Après la fusillade de Newton et celle de Frankstownship en Pennsylvanie, l'Amérique doit compter de nouvelles victimes des armes à feu.

William Spengler, était armé d'un revolver Smith&Wesson .38, d'un fusil à pompe Mossberg et d'un fusil semi-automatique Bushmaster .223 semblable à celui utilisé lors du massacre de Newtown.

Condamné pour meurtre en 1981 pour avoir tué sa grand-mère à coups de marteau, William Spengler avait passé 18 ans en prison et s'était fait oublier depuis. Cette condamnation lui interdisait en théorie d'acheter légalement des armes.

Au lendemain du drame, Barack Obama s'est dit favorable à une proposition de loi qui rétablirait une loi interdisant la vente de fusils d'assaut adoptée en 1994 sous la présidence de Bill Clinton et qui a expiré en 2004 sous George W. Bush, son successeur.

Force est de constater que l'actualité tragique porte le président américain qui entame ces jours-ci officiellement son deuxième mandat, l'oblige à réagir énergiquement sur la question des armes dans son pays.

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