Excite

Chantal Sébire est morte

Chantal Sébire s'en est allée. Le décès de cette femme de 52 ans, atteinte d'une tumeur extrêmement rare et incurable, a été constaté à 19h30, mercredi 19 mars, à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte d'Or). Les causes du décès demeurent encore inconnues. D'après Jean-Pierre Allachi, procureur de la République de Dijon, des prélèvements et des analyses vont être effectués aujourd'hui pour en savoir plus.

Mère de trois enfants, ancienne professeur des écoles, Chantal Sébire souffrait depuis 8 ans d'un cancer incurable qui lui défigurait le visage. Un véritable calvaire, tant physique que psychologique, qui l'avait poussée à réclamer l'euthanasie. Une demande qui lui avait été refusée par la justice, en début de semaine.

"Au bout du rouleau", elle avait décidé de faire de ses derniers jours un combat pour l'amélioration de la loi Léonetti, du nom du député UMP Jean Léonetti rapporteur de la loi votée à l'unanimité en 2005 qui introduisait, en France, un droit au "laisser mourir". Une notion qui excluait l'euthanasie active pour laquelle militait Chantal Sébire dans des cas exceptionnels, elle, qui se disait opposée au suicide et au placement en coma artificiel.

Morte, Chantal Sébire ne pourra constater tout le trouble qu'elle a semé dans le débat français sur l'euthanasie. Son seule cas aura incité le gouvernement à réclamer une évaluataion de la loi Leonetti. Hasard malheureux du calendrier, le jour même de son décès, deux membres du gouvernement, Bernard Kouchner et Nadine Morano, s'étaient déclarés favorables à l'euthanasie active.

L'euthanasie est aujourd'hui autorisée aux Pays-Bas, en Belgique et dans l'Etat de l'Oregon aux Etats-Unis. Le Luxembourg est en passe de légiférer sur la question. Quant à la Suisse, elle autorise le suicide assisté via la mise à disposition d'un cocktail léthal mais interdit l'euthanasie active.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017