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Climat : le sale temps, c'est fini ?

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"Mauvais temps", "sale temps", "temps pourri"...

C'est devenu la préoccupation principale des français depuis plusieurs semaines désormais. L'hexagone continuera de bouder tant que l'on ne leur rendra pas leur soleil. Et le printemps pourri n'a pas seulement eu pour effet de ruiner le moral des français, mais il a eu de grave répercutions chez les agriculteurs, en particulier chez les arboriculteurs, les éleveurs, les maraîchers, les vendeurs d'insecticides et de crème solaire.

Car le rapport sur le printemps 2013 publié par Météo France nous le confirme. Les mois de mars, avril, mai n'ont pas eu leur dose d'ensoleillement. Dans le quart nord-est de la France, "des records de faible ensoleillement des deux dernières décennies devraient être battus".

Le mois de mai a été particulièrement catastrophique avec un déficit de plus de 2°C en moyenne sur les normes saisonnières, littoral méditerranéen excepté.

On enregistre des records ici et là en ce qui concerne les précipitations et les faibles taux d'ensoleillement. Et à l'arrivée des courses, il faut bien remonter à l'année 1987 pour retrouver un printemps aussi frais selon Météo France.

Par contre cette dépression qui est restée coincée entre deux anticyclones a fait des heureux chez nos voisins européens. En effet, l'Europe du Nord et de l'Est ont profité de températures enviables, parfois estivales, tout au long de ce printemps.

Si toute l'Europe de l'Ouest, y compris l'Espagne et l'Italie ont vu passer un printemps effroyable, des records de chaleur ont été atteint en Laponie et en Russie (30°C à Moscou).

Mais ce qui intéresse désormais les français c'est de savoir s'ils vont continuer à enrichir le vendeurs de parapluies ou s'ils vont pouvoir finalement arrêter leur chauffage et profiter de la chaleur de mère nature.

Ce week-end le temps s'est déjà amélioré. Les températures devraient se réveiller au cours de ces huit prochains jours avec moins de précipitations. Pour la suite, les climatologues restent prudents : "un hiver désastreux n'implique pas un été désastreux", explique Michel Daloz, ingénieur prévisionniste chez Météo France. Et d'ajouter : "On n'a pas observé d'anomalies dans les océans pour le moment. On reste sur la perspective d'un été normal. En termes de probabilités, on a même plus de chances d'avoir un été correct, voire chaud, après avoir subi deux étés 2011 et 2012, un hiver et un printemps 2013 maussades." Et comble de l'optimisme : les autorités doivent déclencher samedi le premier niveau du Plan national canicule. Vous l'avez compris, le climat marche bel et bien sur la tête…

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