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Crash du A320 de Germanwings : la thèse de l’attentat est possible

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Au terme d'une descente rapide mais régulière, l’Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings s'est écrasé avant-hier dans les Alpes-de-Haute-Provence. Cet accident dramatique qui a causé la mort de 150 personnes, intrigue enquêteurs et spécialistes.

L’un d’entre eux, Jean Serrat n'hésite ainsi pas à parler d'un crash terriblement suspect. En effet, «de nombreux aspects de la descente de l'appareil ne collent avec un scénario de dépressurisation, d'incendie dans la cabine ou d'accident classique. À partir du moment où l'avion commence à perdre de l'altitude, il ne change par exemple jamais de direction, un comportement contraire aux manœuvres élémentaires», comme l'explique l'ancien commandant de bord.

Le même précise pour les non-spécialistes : «Normalement, quand on descend subitement, on s’écarte à 90° vers la gauche ou la droite pour ne pas risquer de percuter un appareil qui se trouverait sur la même route aérienne». Deuxième problème majeur, un long silence radio de l'avion pendant les douze ou treize minutes qu'aura duré la chute. L'équipage dispose effectivement d'une radio, et encore plus simple, «d'un petit transpondeur qui permet, en tapant un simple code, 7700, d'envoyer un flash à tous les contrôleurs aériens pour les alerter. Même avec un feu à bord et un équipage inconscient, l'appareil en pilote automatique aurait conservé son altitude», insiste Jean Serrat, «Là il descend mais reste dans sa route, et surtout garde le silence. C’est extraordinaire !»

Autant d'éléments, qui peuvent ainsi accréditer la thèse de l'attentat. «Malheureusement, on ne peut pas s’enlever l’idée que c’est une cause possible et crédible», continue l'ancien commandant de bord, qui fait même d'une attaque sa piste privilégiée. «On est obligés de se dire qu’il y a quelque chose de bizarre. Je n’ai jamais vu un avion descendre, sans s’écarter de sa route et sans prévenir personne».

Il faudra maintenant attendre la fin de la semaine et l'écoute, devant un juge et des huissiers, des boîtes noires pour savoir ce qui a pu causer l'accident. Car si les membres d'équipages ont été forcés, pendant un attentat, de poursuivre leur route sans communiquer, les enregistreurs le diront aux autorités. Effectivement, l'une des boîtes est chargée d'enregistrer ce qui se dit dans le cockpit, les conversations, bruits et alarmes, quand l'autre capture un ensemble de paramètres techniques de l'appareil.

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