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Crise alimentaire: Jacques Chirac à la tribune

Le texte souligne avec vigueur la gravité de la situation actuelle : “Afrique, Asie, Amérique latine, Caraïbes: la carte des "émeutes de la faim" s'étend chaque jour. Le monde est confronté au spectre des grandes famines alors même qu'il traverse une crise financière dangereuse. La cohésion, si délicate, de la communauté internationale est doublement menacée. Je le dis solennellement: cette conjonction des périls fait courir au monde un risque sans précédent... Les ingrédients d'une crise majeure sont réunis et la situation peut se dégrader très vite“

Le constat est saisissant. Mais les solutions sont moins convaincantes. Non pas qu’elles soient mauvaises, au contraire. Elles viennent juste contredire les actions passées de l’ancien président de la République.

En fait, elles étonnent. On sait Jacques Chirac, très sensible "aux agriculteurs français". Il a pourtant, il y a deux ans, bloqué les négociations de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) sur l’agriculture. L’un des enjeux était justement de faire en sorte que les grands pays producteurs (France compris), cessent de léguer aux pays en développement leur surplus agricoles à bas prix, alors que les petits agriculteurs de ces pays en développement ne pouvaient plus vendre leur culture, concurrencé par une France, commerçant bien "illégalement".

L'urgence, aujourd'hui, est de retrouver, au plus vite, la vérité des prix des produits agricoles, quitte à rétablir les barrières douanières qui protègeront les producteurs des pays en développement. Il faudrait réglementer sévèrement et interdire, au niveau international, la spéculation financière sur les cours des produits agricoles. Faudrait-il, peut être, calmer l'engouement pour les cultures non-vivrières comme les bio-carburants. Le débat reste plus qu’ouvert.

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