Excite

De nombreux pays veulent limiter le commerce des munitions

Plus de 12 milliards de munitions pour armes à feu sont vendues dans le monde chaque année et approvisionnent des rébellions ou servent à la criminalité organisée. Par conséquent, un contrôle des armes ne sert à rien si les munitions circulent librement. Soixante-neuf pays ont signé une déclaration dans ce sens, exigeant que la règlementation stricte des balles soit inclue au traité sur les armes conventionnelles, en cours de négociation à l'ONU.

« Les munitions doivent être contrôlées à l'instar des armes », affirme ce texte, signé essentiellement par des pays africains et latino-américains et présenté en leur nom par le Ghana, premiers touchés par ce commerce qui sert les rébellions.

Les 193 pays membres de l'ONU ont encore quelques jours pour tenter, après un échec en juillet, de conclure le premier traité international sur le commerce des armes conventionnelles. Ce secteur représente à lui seul un marché de plus de 70 milliards de dollars par an, un marché florissant qui plus est.

Les États membres négocient sur la base d'un projet de traité mis au point en juillet 2012 qui ne couvre pas les munitions de la même façon que d'autres catégories d'armements. Cette exception a été orchestrée par les États-Unis, premier pourvoyeur d'armes au monde.

Il se vend près de 12 milliards de balles dans le monde chaque année, un marché de plus de quatre milliards de dollars dont les Etats-Unis détiennent la moitié. Washington subit aussi la pression du puissant lobby américain des armes, la NRA (National Rifle Association). Pour ces raisons économiques, les États-Unis font bloc contre la proposition, malgré leur déclaration de bonne intention.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017