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Des fragments de la météorite ont été découverts en Russie

La découverte par des scientifiques des fragments de la météorite, désintégrée dans le ciel de Russie vendredi dernier, dissipe les nombreuses théories du complot.

Finalement il ne s’agissait ni d’une arme secrète testée par les Etats-Unis, ni d’une intervention divine. La boule de feu qui a déchiré le ciel de la ville de Tcheliabinsk en Russie et l’importante déflagration qui s’en est suivie, semant la panique, ont belle et bien été causés par une météorite. A la suite de longues recherches, des scientifiques de l’université de l’Oural ont, finalement, retrouvé des débris de la météorite. C’est proche du lac de Tchebarkoul, défini comme le lieu de chute d’un des fragments et vainement sondé par des plongeurs toute la journée de samedi, que les scientifiques ont eu la main heureuse.

Ces longues recherches infructueuses avaient entretenu de nombreuses théories du complot. Comme celle de Vladimir Jirinovski, le leader des nationalistes russes, qui avait déclaré devant la presse « qu'il ne s'agissait pas d'une météorite. Il s'agit d'une arme nouvelle testée par les Américains », ou ce prêtre local qui, quant à lui, avait évoqué une intervention divine. Les réseaux sociaux russes se sont bientôt retrouvés submergés de rumeurs et de suppositions concernant l’origine de l’explosion. « Franchement, j'incline plutôt à penser qu'il s'agit de quelque chose de militaire », affirmait Oksana Troufanova, une militante de défense des droits de l'homme.

Dimanche, le ministère des Situations d’urgence avait pourtant communiqué l’arrêt des recherches, mais les scientifiques envoyés sur site ont assuré avoir mis la main sur une cinquantaine de fragments aux abords du lac. Selon un communiqué de l’université de L’Oural, la météorite serait de la classe des chondrites, c’est à dire de type pierreux, et que les fragments contiendraient 10% de fer. Toujours d’après ce communiqué, elle pourrait être baptisée « météorite de Tchebarkoul ». « Puisqu'on a retrouvé des débris (...), cela signifie que le principal fragment est dans le lac », a jugé Viktor Grokhovski, membre de l'Académie des sciences, il n’a pas spécifié si les fouilles allaient se poursuivre.

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