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Ecoutes de Sarkozy : les extraits révélés par Mediapart renforcent les soupçons de trafic d’influence

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Il y a huit jours, Le Monde révélait que l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy et deux de ses anciens ministres de l’intérieur avaient été placés sur écoutes téléphoniques. Au passage, on sentait frémir un joli scandale d’État, alors qu’on disait/savait Nicolas Sakozy prêt à revenir sur le ring politique. Aujourd’hui c’est Mediapart qui enfonce à son tour le clou en révélant des extraits de ces enregistrements. Des extraits qui viennent confirmer les soupçons detrafic d’influence qui pèsent sur l'ancien chef de l’État et Thierry Herzog son avocat.

Mediapart, le site d’infos qui a déjà été au cœur des révélations concernant l’affaire Woerth-Bettencourt et de l’affaire Cahuzac a creusé cette fois-ci du côté des écoutes téléphoniques dont ont fait l’objet Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog. Mediapart a mis en ligne mardi soir une partie de la retranscription des écoutes menées sur la seconde ligne de l’ancien président, ouverte par son avocat sous la fausse identité de "Paul Bismuth".

La teneur de ces extraits lance le trouble sur la nature des relations que Nicolas Sarkozy entretenait avec l’institution judiciaire. Selon le site d'informations, l’ancien chef de l’État aurait mis en place un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtaient sur lui dans le cadre de l’affaire Bettencourt. L’avocat et son client auraient "orchestré (…) un véritable complot contre l’institution judiciaire pour échapper aux juges et en tromper d’autres".

Selon ces écoutes, le magistrat Gilbert Azibert est bien intervenu auprès de trois conseillers de la Cour de cassation chargés d’examiner la validité des actes d’instruction dans l’affaire. Elles démontreraient que celui-ci informait régulièrement Nicolas Sarkozy, via son avocat, de l’avancement de l’enquête Bettencourt, en échange d’un poste de conseiller d’Etat à Monaco.

"Il a bossé", confie Me Herzog à Nicolas Sarkozy. Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, "sauf si le droit finit par l’emporter", commente-t-il.

Autre lièvre soulevé par Mediapart : "l’affaire libyenne". Nicolas Sarkozy aurait été en effet "informé par une taupe dans l’appareil d’État sur l’affaire libyenne". Il aurait été averti "par une source non désignée d’un projet de perquisition de ses bureaux par les juges qui instruisent sa plainte contre Mediapart dans l’affaire libyenne". Nicolas Sarkozy aurait demandé à son avocat "de prendre contact avec nos amis pour qu’ils soient attentifs".

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