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Formation obligatoire pour les tatoueurs-perceurs

Mercredi, le ministre de la santé Roselyne Bachelot a présenté deux nouveaux décrets, destinés à encadrer les pratiques du piercing et du tatouage. Les salons devront être déclarés et leur personnel formé.

Selon la ministre, la profession n’est pas sans danger. Paradoxalement, elle est souvent pratiquée sans aucune règle, parfois même dans des conditions limites, par exemple dans une simple pièce d’appartement. Pour la sécurité des clients, elle veut réglementer cette pratique. En effet, jusqu’à présent, on pouvait ouvrir un salon sans le déclarer, et il n’existait aucune réglementation.

Le nouveau décret fixe les conditions d’hygiène et de sécurité. Ainsi, il oblige à utiliser du matériel stérile à usage unique, ou stérilisé avant chaque utilisation, et une salle dédié spécifiquement à la réalisation de ces techniques. Il est désormais également obligatoire de déclarer auprès du préfet tout salon de tatouage et de piercing, et de suivre une formation sur les questions d’hygiène. Sans cette formation, les tatoueurs – perceurs ne pourront pratiquer leur activité. Par ailleurs, l’interdiction d’utiliser des produits non autorisés pour la réalisation des tatouages est mise en place, et l’information aux clients sur les risques encourus et les précautions d’hygiène doit être effectuée systématiquement. Enfin, il est interdit de pratiquer le piercing et le tatouage sur les mineurs ne disposant pas d’une autorisation écrite de la personne détentrice de l’autorité parentale. Selon Roselyne Bachelot, ‘toutes ces dispositions sont prises dans l’intérêt du client’.

Le second décret concerne la fabrication, le conditionnement et l’importation des produits de tatouages. Ainsi, le gouvernement veut mettre en place un système national de vigilance sur ces produits. A travers ce décret, il souhaite recenser tous les produits, avec leurs effets indésirables, graves ou non, comme les infections ou les allergies, pour pouvoir interdire les produits qui peuvent provoquer des réactions graves.

Des sanctions sont prévues : des contraventions (maximum 1500 euros), qui vaudront au prévenu de passer devant le tribunal. Et un renforcement des peines en cas de récidive.

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