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Fukushima, loin d'être une exception?

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima provoquée par le tsunami qui a dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011, on pouvait se douter que d’autres centrales couraient le même risque dans le monde. Encore fallait-il les identifier. C’est le travail qu’une équipe dirigée par des chercheurs espagnols a réalisé.

Selon les résultats de cette étude publiée dans la revue Natural Hazards, Fukushima n'est pas la seule installation nucléaire sous la menace d'un tsunami. Vingt-sept centrales sont implantées dans une zone à risques de vagues destructrices. L'essentiel de ces sites se trouve en Chine et à Taïwan, où 19 des 27 réacteurs en construction sont potentiellement menacés.

«Il s’agit de la première vision de la distribution mondiale des réacteurs de centrales nucléaires civiles situées sur une côte et exposées aux tsunamis», indique José Manuel Rodríguez-Llanes, coauteur de l’étude. Les chercheurs ont utilisé des données historiques, archéologiques et géologiques ainsi que des relevés de mesures pour établir les risques de tsunamis.

Les zones géographiques côtières concernées sont très étendues : l’ouest du continent américain, la côte atlantique de l’Espagne, du Portugal et de l’Afrique du nord, l’est de la Méditerranée, certaines partie de l’Océanie et, surtout, le sud et le sud-est de l’Asie. Ainsi, la Chine se trouve particulièrement visée du fait de sa forte expansion nucléaire actuelle. Pas moins de la moitié des réacteurs en cours de construction dans le monde s’y trouvent.

Désormais, nous savons que le Japon, l’une des premières puissances économiques mondiales n’est pas capable de protéger efficacement ses centrales contre un tsunami. D’où l’importance de cette nouvelle étude. Mais sera-t-elle suivie d’effets?

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