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G20: accord historique et unanime

Les membres du G20 se sont retrouvés, sous la devise stabilité, croissance et emploi. La photo de famille mettait en valeur Barack Obama, incontestablement l’homme de ce sommet mondial.

Deux femmes, parmi les acteurs les plus puissants de la planète, Angela Merkel pour l’Allemagne et Cristina Kirchner pour l’Argentine sont venues gonfler les rangs à la table des négociations. À la descente de la tribune, les principaux chefs d’État semblent détendus à l’exception de Nicolas Sarkozy, boudé par le président Lula (Brésil).

Communiqué final

Gordon Brown l’a rendu public en fin d’après-midi indiquant qu’une "nouvelle aire de coopération internationale" était née. Le président français a insisté sur les avancées radicales: "se mettre d’accord avec les Américains et les Anglais sur un système international de rémunération des traders et sur une rémunération raisonnable, si c’est pas la moralisation du capitalisme, qu’est-ce-que c’est?".

Pays hôte, la Grande-Bretagne a souligné à quel point les temps avaient résolument changé: "un nouvel ordre mondial émerge". À son tour Angela Merkel prend la parole: "nous avons trouvé un excellent compromis, quasi historique". Le président Barack Obama se satisfait de ce sommet, devenu un tournant dans l’histoire du redressement de l’économie planétaire.

Moment clef et accord

Barack Obama a aidé Nicolas Sarkozy à convaincre le leader chinois, Hu Jintao, de mettre aux bancs (sur liste noire) les paradis fiscaux. Le plus réticent n’était pas un Anglais mais un Chinois. Au final, le temps du secret bancaire et bel et bien révolu dans cet accord.

Ce soir, les membres du G20 sont tombés sur un accord unanime. D’abord, il faut réguler la crise par la finance avec la création d’une liste noire des paradis fiscaux qui devrait être publiée très prochainement. Puis accord également total sur un contrôle accru des agences de notation et des fonds spéculatifs ainsi que la fin annoncée du secret bancaire, accusé d’avoir alimenté la crise.

Autre chantier, la réforme des institutions financières internationales, le G20 s’engage à financer 1 000 milliards de dollars versés au FMI et à la banque mondiale. Les pays émergents (au sein du FMI) verront leur présence et leur vote renforcés. Enfin, le sommet prévoit de relancer la croissance économique avec une relance budgétaire de 5 000 milliards de dollars sur 2 ans.

Pour finaliser cet accord et être sûr que toutes les parties s’engagent dans le processus, un troisième G20 est programmé à New York en septembre prochain.

Photo: french.cri.cn

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