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Hollande en Centrafrique : Antoine et Nicolas"ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres"

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Un guêpier. C’est ce que pourrait devenir rapidement la Centrafrique pour la France, le seul pays à avoir envoyé ses troupes armées afin de neutraliser les hommes en armes et désamorcer un conflit qui a déjà fait des centaines de morts. La France en a déjà payé le prix : retour sur les hommages du président Hollande rendus à ses premiers soldats tombés à Bangui.

François Hollande est arrivé dans la soirée de mardi 10 décembre à Bangui, la capitale et principal théâtre des massacres récents en Centrafrique. Le président français s’est déplacé pour rendre personnellement hommage à Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, les deux soldats tués en République centrafricaine. Les premières pertes, cinq jours seulement après le déclenchement de l’opération Sangaris dont la mission est de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire".

Le chef d’État français était accompagné de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Tous deux se sont recueillis devant les cercueils des deux parachutistes d’infanterie de marine de Castres tués "peu avant minuit, […] par des individus munis d'armes légères d'infanterie", lors d'une patrouille".

Environ 1600 soldats français sont actuellement en Centrafrique aux côtés de 2500 soldats de la force africaine pour tenter de mettre fin à un conflit complexe et compliqué. "Il était temps d'agir (...) Ici même à Bangui près de 400 personnes ont été tuées. Il n'était plus temps de tergiverser", a déclaré François Hollande aux soldats sur le terrain.

"La France, ici en Centrafrique, ne recherche aucun intérêt pour elle même(...) La France vient défendre la dignité humaine", a rappelé François Hollande. "Antoine et Nicolas (prénoms des deux soldats, ndlr) sont morts pour la France, pour une belle mission où ils ont donné leur vie pour en sauver d'autres".

"La mission est dangereuse, on le sait, on le savait, mais elle est nécessaire si on veut éviter qu'il se produise ici un carnage".

Le Président français s’est rendu à Bangui pour "saluer et encourager" les combattants de l’opération Sangaris juste après avoir assisté à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela en Afrique du Sud. Il a également rencontré des responsables politiques et religieux dont le président Michel Djotodia ex-chef de la Séléka [coalition constituée de partis politiques et de forces rebelles de coloration religieuse musulmane] qu’il avait sévèrement critiqué ces derniers jours.

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