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Jean Sarkozy : pistonné ?

La candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD est loin de faire l'unanimité. Elle a même provoqué de vives réactions de mécontentement venant de toutes parts.

Les réactions sur la toile

En premier lieu, l'annonce de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad (Établissement public du quartier d'aménagement à la défense) a provoqué un tohu bohu général. Un vent de révolte a soufflé sur le blog de l'Express. Les répliques assassines ont fusé.

Une pétition en ligne

Une pétition en ligne lancée par Christophe Grebert, conseiller municipal MoDem, a déjà recueilli plus de 8000 signatures. Ces quelques mots lapidaires accompagnent la pétition : "Présider un tel établissement demande compétence et expérience (…) Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études et à faire quelques stages en entreprise". L'engouement pour cette pétition est tel, que le site où se trouve la pétition, est actuellement saturé.

Les réactions de l'opposition

Dans le milieu politique chacun y est allé de son commentaire, dénonçant le népotisme. Tout d'abord, le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry, l'un des membres du conseiller d'administration de l'Epad, a affirmé que Jean Sarkozy n'avait "aucune légitimité" pour assurer la présidence de l'Epad. Selon lui, il n'y aurait pas d'autre but que "d'assurer la pérennité du clan et de verrouiller les organes de décision de tout le secteur".

Ségolène Royal a riposté de façon cinglante: "Que Nicolas Sarkozy s'occupe de l'intérêt général plutôt que de placer son fils (...) La République, c'est quoi ? C'est la reconnaissance des places de chacun en fonction de ses mérites propres, pas en fonction du nom qu'il porte". Lors d'une interview au Monde, François Bayrou a même comparé la France à "l'empire romain".

L'affaire s'étendrait même au niveau national, puisque les quotidiens étrangers ne s'économisent pas en railleries à ce sujet...

La majorité soutient Jean Sarkozy

La majorité soutient la candidature de Jean Sarkozy. Hervé Novelli, le secrétaire d'État au Commerce a qualifié les propos de Ségolène Royal "médiocres": "le fils du président a le droit de tenter et de réussir sa carrière" a t-il rétorqué.

Jean Sarkozy, imperturbable face aux réactions venant tous azimuts, a persisté dans sa candidature: "Je suis président de la majorité départementale depuis maintenant près de deux ans et, à ce titre, j'ai eu à connaître de tous les dossiers qui intéressent le département" a t-il déclaré.

Hervé Marseille, le conseiller général Nouveau Centre, a annoncé qu'il démissionnerait de son poste ce jeudi, laissant ainsi le champ libre à Jean Sarkozy pour entrer dans le conseil d'administration. La candidature du fils Sarkozy sera présentée le 23 octobre prochain, devant le conseil général des Hauts-de-Seine.

Photo : Flickr

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