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Kiev brûle : l'escalade de violence en Ukraine fait 5 morts

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Kiev, la capitale Ukrainienne a perdu le contrôle. Hier, la ville a été le théâtre de violents affrontements entre les opposants à la politique de Viktor Ianoukovitch et les forces de l’ordre. Cinq militants pro-européens ont été tués dont quatre par balles -selon Ukrainska Pravda-, 300 autres ont été blessés. Les leaders de l’opposition promettent une réplique à la hauteur de la violence déployée : ils menacent de "passer à l’offensive".

Le 22 janvier, jour d’unité nationale célébrant l’unification de l’Est et de l’Ouest en Ukraine, la confrontation qui a lieu depuis des mois entre manifestants pro-européens et gouvernement a dégénéré en véritable guérilla urbaine.

Les manifestants qui occupent les place Maidan à Kiev depuis des semaines réclament la démission du président Ianoukovytch, à qui ils reprochent d’avoir refusé l’accord avec l’Union Européenne en novembre dernier pour choisir de se tourner vers Moscou. Le spectre d’une alliance avec cet ancien « seigneur » a fortement agité la capitale qui réclame depuis des mois une réouverture des négociations avec l’Europe.

La communauté internationale a vivement critiqué la violente réponse qui a été donnée par les autorités mercredi. L'Union européenne s'est dite "choquée" mercredi par l'escalade de la violence en Ukraine. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a averti Kiev de "possibles actions" et de "conséquences pour les relations" avec ce pays.

"Quatre blessures par balle à la tête et au cou pour l’un des morts, ce n’est pas de la légitime défense mais des tirs délibérés sur des citoyens pacifiques", ont déclaré les partis des leaders de l’opposition Arseni Iatseniouk, Oleg Tiagnikok et l'ex-boxer Vitali Klitschko, dans un communiqué.

Viktor Ianoukovitch "a cessé d’être président et est devenu un assassin", a quant à elle déclaré Ioulia Timochenko, l’ex-premier ministre condamnée à sept ans de prison ferme depuis le mois d’octobre 2011. Rappelons par ailleurs que la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné en 2013 l’Ukraine, jugeant "illégale" la détention de Ioulia Timochenko.

Malgré la rencontre entre les leaders de l’opposition et le président ukrainien hier pour débattre de la crise, les trois opposants, dont Vitali Klitschko, ont promis de passer "à l'offensive" si "Ianoukovitch ne fait pas de concessions, demain [jeudi]". "On résistera, et si nécessaire, on attaquera".

Le gouvernement fort d’un nouveau décret (16 janvier) très critiqué autorisant la police à utiliser grenades et canons à eau, normalement interdits en hiver, il fait actuellement -10 à Kiev- persiste de son côté dans sa réponse autoritaire. REGARDEZ LES IMAGES.

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