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La moitié des animaux sauvages de la planète aurait disparu en 40 ans

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L'action de l'homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète: ce constat brutal est au cœur du rapport Planète Vivante 2014 de l'ONG WWF, dernier état des lieux d'une Terre surexploitée.

Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante a chuté de 52%. Cette mesure suit l'évolution de 10 380 populations de 3038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons. Les zones les plus touchées sont l'Amérique Latine (-83%), suivie de près par la région Asie-Pacifique. Ce sont les espèces d'eau douce qui ont payé le prix fort (-76%), quand les espèces terrestres et marines ont diminué de 39%.

Les causes de ce déclin sont multiples: la perte et la dégradation des habitats (en raison de l'agriculture, l'urbanisation, la déforestation, l'irrigation, etc.), la chasse et la surpêche, ainsi que le changement climatique. Exemple tragique, en Afrique, l'aire de répartition de l'éléphant ne représentait plus en 1984 qu'environ 7% de son aire historique. Et dans cette portion congrue, à cause du braconnage, le nombre d'éléphants s'est effondré de 60% entre 2002 et 2011.

«Aujourd'hui, nous avons besoin de la capacité génératrice d'une Terre et demie pour disposer des services écologiques dont nous profitons chaque année», rappelle le WWF. Et la bio-capacité, soit la superficie disponible pour assurer ces biens et services, ne cesse de se contracter avec l'explosion de la démographie mondiale.

A qui la faute? Les pays les plus riches sont globalement ceux dont l'empreinte écologique par habitant est la plus élevée. Selon le WWF, «l'utilisation des ressources et des services écologiques des pays à hauts revenus est cinq fois plus élevée par tête que dans les pays à bas revenus. Si nous vivions tous comme les Américains, il faudrait 3,9 planètes».

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