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La mort de Kim Jong-il

  • Photo AFP

Kim Jong-il, le président de la Corée du Nord, est mort samedi suite à une crise cardiaque. Depuis de nombreuses années, la santé du leader nord-coréen était fragile. Son fils, Kim Jong-un, a déjà été désigné pour lui succéder. On ne sait pas encore grand chose de ce fils que Kim Jong-il a eu avec sa troisième femme, si ce n'est qu'il serait né en 1983 ou en 1984, qu'il a étudié en Suisse, et qu'il aime le basketball.

A Séoul en Corée du Sud, le gouverment a décrété l'état d'alerte dès l'annonce de la mort de Kim Jong-il. Les deux pays sont en effet toujours en état de conflit depuis 1953. Philip Crowley, un ancien porte parole du département d'Etat américain, a annoncé sur Twitter, que "si la Corée du Nord était un pays normal, le décès du président Kim Jong-il aurait pu aboutir sur un 'Printemps de Pyongyang'. Mais étant donné que ce n'est pas le cas, et que le transfer du pouvoir à Kim Jong-Un est déjà en cours, on peut s'attendre à ce que le pouvoir subisse quelques pressions, en attendant que Kim Jong-un aient fait ses preuves.

Le Japon et la Corée du Sud, qui entretiennent de relations difficiles avec la Corée du Nord, monitorent avec anxiété la situation dans le pays. Les Américains aussi suivent de prêt le déroulement des évènements, comme le confirme la maison blanche : "le président (Barack Obama) a été informé, et nous sommes en contact étroit avec nos alliés, le Japon et la Corée du Sud".

Selon les médias du régime communiste, la mort du dirigeant nord-coréen Kim John-il serait dûe a un surménage physique et mental. Depuis 1994, il tenait d'une main de fer un pays presque complètement isolé du reste du monde. Son décès, ainsi que ces conséquences, restent difficiles à interpréter si l'on se base sur les informations qui ressortent des médias de Corée du Nord, contrôlé par le pouvoir politique.

On sait que la Corée du Nord s'inquiétait aussi du sort de dictateurs de pays arabes ayant subit des révolutions au cours de cette année. On sait notamment que la Corée du Nord considérait certains de ces pays arabes comme des alliés. Mais dans un pays communiste, où les jeunes doivent (comme le veut la tradition) courber l'échine devant les anciens, on est en droit de se demander, et de s'inquiéter de ce que deviendra la Corée du nord sous Kim Jong-un.

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