Excite

La presse internationale dénonce l'arrogance de Sarkozy

Ses remarques assassines ne sont pas passées inaperçues dans la presse étrangère. Pis, les citations exactes de Nicolas Sarkozy ont été reprises dans les différents quotidiens français et internationaux. L’étendue de la "traitrise" est à son apogée.

Le dîner avec les parlementaires français (12 députés et 12 sénateurs) pour réfléchir à une sortie de crise, a pris des allures de règlement de compte oral entre Nicolas Sarkozy et les autres "tout-puissant". Pas un dirigeant n’a échappé aux sarcasmes et aux allusions malveillantes du Président. Ah si, un seul, Silvio Berlusconi...

Après l’apéro et les amuses-bouche, Nicolas Sarkozy lance pêle-mêle quelques petites piques bien malicieuses: José Luis Zapatero "n'est peut-être pas très intelligent", Obama "n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience", José Manuel Barroso a été "totalement absent du G20", quant à Angela Merkel, "lorsqu'elle s’est rendue compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position".

Les critiques sont lourdes de conséquences, elles font la Une de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir toutes ces allégations, chacun a déjà son idée sur Nicolas Sarkozy: après le vantard et l’hyperactif, The Guardian le cite, il s’est, cette fois-ci "surpassé". Le quotidien britannique ajoute que "le président français s'est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance".

Le New York Times jette un pavé dans la marre et réplique aussi sec aux attaques du Français envers l’Américain: "Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique". Chez nos amis espagnols, la pilule est encore plus dure à avaler. Dans les tribunes d’El Pais, le vice-secrétaire de la communication lance un "Je ne me réjouis pas de ces déclarations […] nous devons le défendre".

En l’espace d’une soirée, Nicolas Sarkozy s’est mis tout le monde à dos sauf peut-être Silvio Berlusconi qu’il n’a pas égratigné. Il s’est contenté seulement de: "l'important dans la démocratie, c'est d'être réélu. Berlusconi, il a été réélu trois fois".

Photo: claire-gibault.eu et lestudio1.com

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017