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La restauration de luxe éclaboussée par un scandale au Japon

Plusieurs grandes enseignes de restauration du Japon ont reconnu avoir servi des plats composés d’ingrédients autres que ceux annoncés sur les menus, des erreurs prétendûment non intentionnelles mais qui ternissent la légendaire qualité de service japonaise. Au total la tromperie, volontaire ou non, porterait sur quelque 180 000 plats servis entre 2004 et 2013 et représentant un chiffre d’affaires de 300 millions de yens (2,25 millions d’euros).

La boutique Fauchon d’un grand magasin du quartier de Nihombashi à Tokyo, gérée par Takashimaya, le partenaire nippon du traiteur français depuis 40 ans, n’est pas épargnée: elle a vendu de la terrine de « kuruma ebi » (crevette impériale) qui était en fait confectionnée avec des « black tigers », des crevettes géantes tigrées moins chères.

Cet écart entre la réalité et l’affichage durait depuis 2006 et personne ne s’en est rendu compte avant que Takashimaya ne diligente une enquête interne le mois dernier. « Le prix des crevettes impériales était très élevé et nous avons décidé d’opter pour les crevettes tigrées, mais nous avons omis de corriger la dénomination sur la carte », a expliqué un dirigeant du groupe, Yutaka Masuyama, lors d’une conférence de presse. Ce même problème de crevettes a également touché des plateaux spéciaux vendus sur commande pour les fêtes de fin d’année par différents grands magasins, avec là encore la marque Fauchon impliquée.

Autre découverte: des jus d’orange et de pamplemousse dit « frais » servis pour 840 yens (un peu plus de 6 euros) dans Le Café de Joël Robuchon du même Takashimaya de Nihonbashi étaient en fait de la boisson « 100% fruits » en pack. Les dirigeants de Takashimaya comme tous les autres se sont prosternés devant les caméras pour présenter leurs excuses, mais ces bourdes font les choux gras des médias qui montrent des clients forcément « dégoûtés par de tels agissements ».

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