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La tortue «Georges» des Galápagos est morte, mais son espèce survit encore

Considéré comme l'unique survivant de l'espèce «Geochelone Abigdoni», Georges, une tortue centenaire, avait poussé en juin dernier son dernier soupir dans cette réserve naturelle isolée dans l'océan Pacifique, à 1.000 km des côtes de l'Equateur, où elle avait été découverte il y a trente ans.

Mais une étude, réalisée avec la collaboration de l'Université américaine de Yale, a permis d'établir l'existence de 17 autres tortues de la même ascendance, redonnant à la communauté scientifique, l'espoir nourri durant des décennies de réaliser la reproduction de l'animal.

La mort de la tortue centenaire «ne représente pas la fin de cette espèce de tortues géantes», s'est félicité la direction du Parc national des Galápagos (DPNG), qui a dévoilé la semaine dernière cette étude, dont les résultats seront prochainement publiés dans la revue Biological Conservation.

Ces nouvelles tortues ont été découvertes sur un volcan dans l'île Isabela, qui appartient à l'archipel équatorien, tout comme l'île Pinta où est décédé «Georges le Solitaire». Après l'analyse de 1.600 échantillons, les scientifiques ont ainsi réussi à identifier neuf femelles, trois mâles et cinq jeunes tortues, dont le sexe n'avait jusqu'alors pas été identifié et qui étaient dotés des mêmes gènes que la tortue centenaire.

Selon l'étude de Yale, l'origine des spécimens retrouvés sur l'île Isabela pourrait remonter au XVIIIe siècle, après que des marins travaillant sur des baleiniers eurent jeté par dessus bord des tortues dont ils n'avaient plus besoin pour s'alimenter. «Cette découverte marque un premier pas vers la récupération de l'espèce à travers un programme de reproduction et d'élevage en captivité», a indiqué la DPNG.

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