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Large victoire de Silvio Berlusconi aux législatives

Le conservateur Silvio Berlusconi a obtenu, lundi 14 avril, un troisième mandat de président du Conseil, avec une majorité plus forte que prévu. Son adversaire de centre-gauche, Walter Veltroni, ancien maire de Rome, a reconnu sa défaite à l'issue des élections organisées dimanche et lundi.

D'après les résultats du ministère de l'intérieur portant sur 55 600 des 60 000 bureaux de vote (hors vote des Italiens de l'étranger), le Peuple de la liberté (PDL), dirigé par M.Berlusconi, remporte une victoire sans ambiguïté à la Chambre des députés et au Sénat.

La coalition de droite du “Cavaliere” obtient 47,1% des voix au Sénat, soit 162 sièges sur 315tandis que le centre-gauche de Walter Veltroni obtient 38,1% des voix. La droite a donc obtenu la majorité absolue au Sénat, indispensable pour gouverner. Quant à la Chambre des députés, c'est aussi une large victoire pour la droite puisqu'elle remporte 46,4% des voix, contre 37,9% à la gauche.

“Des mois difficiles”

C'est la troisième fois que M. Berlusconi, 71 ans, accède au pouvoir. En avril 2006, après un mandat de cinq ans et un bilan controversé, le magnat des médias avait été battu par son vieil adversaire de gauche Romano Prodi. Je vais gouverner pendant cinq ans”, a-t-il affirmé, annonçant “des mois difficiles” qui “demanderaient un grand courage” de la part des italiens.

Il demande des “sacrifices” aux italiens, à qui il n'a pas fait de promesses démesurées, mais s'est dit être “le seul capable et prêt à porter la croix” du nouveau gouvernement, dans un pays où la croissance est fortement ralentie. Il a par ailleurs annoncé la composition de son gouvernement, qui réunira douze ministres dont quatre femmes.

Pour son premier scrutin national, Walter Veltroni, 52 ans, a rassemblé, selon les projections, environ 33 % des voix au Sénat, alors qu'il portait le lourd héritage des vingt mois du gouvernement Prodi, qui a battu des records d'impopularité et dont l'image a été ternie par la crise des ordures ménagères à Naples.

La Ligue du Nord (régionaliste, xénophobe et antieuropéenne), dirigée par Umberto Bossi, devrait réaliser un score bien meilleur qu'en 2006 en recueillant 8,3% des voix au Sénat, contre 4,5% aux dernières législatives.

L'Italie des valeurs (IDV) de l'ancien juge anticorruption Antonio Di Pietro (2,3 % en 2006) obtiendrait environ 4,1% des voix au Sénat, selon Ipsos.

Selon les projections, la Gauche arc-en-ciel (communistes et Verts) a été laminée, ne recueillant qu'environ 3,5 % des voix au Sénat contre 11,5 % en 2006.

Par rapport aux dernières législatives de 2006, la participation a baissé de 3,5 points à un peu plus de 80 %, selon le ministère de l'intérieur.

C'est la deuxième fois que les Italiens retournaient aux urnes en l'espace de deux ans pour des législatives. Ces élections anticipées avaient été provoquées, fin janvier, par la chute du gouvernement Prodi.

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