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Le boîtier anti-jeunes interdit par la justice

Un tribunal de Saint-Brieuc a interdit à un particulier de réinstaller le Mosquito, un boîtier à ultra-sons destiné à éloigner les jeunes.

L'association des commerçants de Pléneuf Val-André, qui voyait dans le Mosquito une “arme sonore illicite” a obtenu gain de cause. Le tribunal de grande instance de Saint-Brieuc a en effet interdit mercredi à un particulier de réinstaller sur la façade de son domicile le fameux “boîtier anti-jeunes”. “Le tribunal a reconnu le trouble anormal de voisinage, et que l'appareil constituait une gêne auditive pour toutes les personnes”, a déclaré l'avocat de l'association. Le tribunal de Saint-Brieuc, premier de France à se prononcer sur cet appareil, a également condamné le particuler à verser 2.000 euros d'indemnités.

Maux de tête

Connu sous le nom de “Mosquito” en Grande-Bretagne, cet appareil est vendu en France par la société IBP pour plus de 900 euros l'unité, sous le nom plus harmonieux de “Beethoven”. Censé émettre des ultra-sons perceptibles uniquement par les jeunes, il est destiné à “disperser” les groupes d'adolescents pouvant se rassembler devant les immeubles ou les maisons.

Quelques jours après son installation, fin mars, les riverains, à la lecture de la presse, ont fait le rapprochement entre cet appareil et leurs maux de tête soudains, ainsi que les gestes d'enfants qui “se cachaient les oreilles en passant”, a expliqué Me Voisin, selon une dizaine de témoignages.

L'appareil, qui a fonctionné pendant une semaine, a été débranché par son propriétaire quand il a reçu l'assignation en justice. La municipalité avait également pris un arrêté pour interdire ce type de dispositif. La polémique avait même atteint un niveau national, de nombreux responsables politiques français, dont la ministre de la Santé et de la Jeunesse, Roselyne Bachelot, le jugeant “inacceptable”.

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