Excite

Le cas Clotilde Reiss en Iran

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait écourter ses vacances en Méditerranée pour obtenir sa libération. C’est "sa priorité" affirme le gouvernement français. L’initiative semble tardive, l’étudiante a été arrêtée le 1er juillet !

Accusée d'espionnage pour avoir notamment participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français, Clotilde Reiss risque la prison pour de nombreuses années. Les images de la jeune chercheuse de 24 ans dans un tribunal iranien ont suscité l'indignation de la France.

D’en faire un exemple

L'Iran a décidé de faire un exemple de Clotilde Reiss, franco-iranienne employée par l'ambassade de France. Nicolas Sarkozy a irrité le gouvernement en parlant de fraude dans l'élection de Mahmoud Ahmadinejad en juin et dans l’installation prochaine d'une base militaire française à Abou Dhabi.

Clotilde, fille de Rémi Reiss, ingénieur nucléaire, a admis fréquenter une manifestation antigouvernementale à Ispahan, où elle avait passé cinq mois en tant qu'assistant professeur d'université. Elle a reconnu l'envoi d'un e-mail à des amis et un rapport à l'Institut d'études iraniennes en France.

Formulation d’excuses

"J'ai écrit un rapport d'une page et l'ai soumis à un fonctionnaire de la section culturelle de l'ambassade de France qui n'était pas un diplomate. Je n’ai pris part à aucune activité illégale. Je me rends compte que c’était une erreur", a-t-elle souligné, parlant couramment le farsi.

"Je présente mes excuses à la cour et au peuple d'Iran, et j'espère qu'elle me pardonnera". Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a dénoncé le procès et a déclaré que les aveux ont été obtenus sous la pression. Il a ajouté que Clotilde Reiss est une chercheuse innocente.

Liberté surveillée

Téhéran a réagi avec colère hier, rappelant qu’elle a été, en effet, reconnu coupable d'espionnage. Mais une toute dernière information est tombée : L'Iran a proposé que Clotilde Reiss bénéficie d'une mesure de liberté conditionnelle si elle réside à l'ambassade de France à Téhéran d'ici à la fin de son procès.

La France n’a pas répondu, a déclaré mardi l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mehdi Miraboutalebi.

Photo : timesonline.co.uk

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017