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Le frère de Kalinka Bamberski est convaincu de la culpabilité de Krombach

«Cela fait 30 ans, je ne me souviens pas de tout», s'excuse presque Nicolas Bamberski, le père de famille de 41 ans est venu des États-Unis, où il réside, pour faire le récit de cette fatidique journée du 9 juillet 1982, à Lindau. Dans le box de la cour d'assises du Val-de-Marne où il comparait, en appel, depuis mardi pour le meurtre de Kalinka Bamberski, l’accusé, l’ancien médecin Dieter Krombach, 77 ans, écoute.

«Ce soir-là, avec ma sœur, on était à la maison après une journée passée à la piscine (…) Ma mère et Dieter sont allés promener la chienne. Je suis allé me coucher. Et puis j'ai entendu les sirènes de l'ambulance, le lendemain matin. Je me suis réveillé. J'ai vu ma mère pleurer (…) Puis, mon père est venu à Lindau. On est reparti en voiture ensemble. Les premières années après la mort de ma sœur, la raison de son décès n'était toujours pas connue. Je me rappelle de l'exhumation du corps de Kalinka pour les expertises supplémentaires. J'ai alors appris que les parties génitales avaient disparues. À l'autopsie, on a relevé des lésions sur les parties génitales et la présence d'une substance blanchâtre.»

Nicolas Bamberski poursuit à la barre : «À cet âge-là, on préfère croire à un accident. Mais quand des années plus tard, on apprend les méfaits que Dieter a commis sur des jeunes filles d'à peu près l'âge de ma sœur, c'est différent. Aujourd'hui, il faut qu'il s'explique. Je pense que c'est un malade et je suis convaincu de sa culpabilité. Il utilisait les piqûres pour mettre les gens en confiance. Lorsque vous apprenez que votre mère a été endormie pour être trompée dans la maison… J'ai pu moi aussi avoir été endormi.»

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