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Le leader des Farc est mort

Les Farc ont confirmé dimanche le décès de leur chef historique Manuel Marulanda. La guérilla marxiste craint des démobilisations, alors que l'espoir renaît pour les familles des otages, dont Ingrid Betancourt.

'Le grand leader est parti”, a déclaré Timoleon Jimenez, un membre du secrétariat des Farc, précisant que Marulanda était mort d'une brève maladie. Samedi, le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, avait révélé, citant les services de renseignement, que Manuel Marulanda était décédé le 26 mars, mais sans fournir de preuves.

Marulanda doit “être en enfer car c'est là que vont tous lels criminels morts”, a affirmé le ministre dans son interview avec Semana. Dimanche matin, lors d'une conférence de presse, Santos a appelé le nouveau dirigeant Alfonso Cano à la négociation et “à se rendre compte que la lutte armée ne mène nulle part”. “La porte pour parvenir à la paix est ouverte”, a-t-il dit.

Espoir pour les familles des otages

Le contexte semble en effet favorable: la disparition du leader historique des Farc s'ajoute à la mort le 1er mars de Raul Reyes, le numéro 2 de la guérilla marxiste, et aux nombreuses défections au sein du mouvement, y compris parmi ses dirigeants.

Le président colombien Alvaro Uribe a évoqué ouvertement le cas d'Ingrid Betancourt: “Le gouvernement a reçu des appels des Farc dans lesquels certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement colombien leur garantit la liberté”, a affirmé le président lors d'une réunion publique en province. Ces dirigeants, a ajouté Alvaro Uribe, “seraient remis aux autorités françaises pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté”.

Sarkozy prudent

Depuis Beyrouth, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, s'est réjoui de la mort du chef historique des Farc: “C'est un grand espoir qui se lève”, a-t-il dit, estimant que cela allait faciliter “le retour d'une certaine paix civile en Colombie”. “La mort de Marulanda, la désertion d'un certain nombre de responsables (de la guérilla) et l'assassinat d'autres, hélas, semble un contexte favorable pour que les otages sortent”, a-t-il ajouté.

De son côté, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu crier victoire: “Je crois qu'il faut être très prudents quant à toutes les informations annoncées” en Colombie, a déclaré le Président à des journalistes à son arrivée à une cérémonie de célébration des 60 ans d'Israël, au Trocadéro. “Il y a des choses qui se passent, il faut regarder cela avec beaucoup de calme, beaucoup de prudence et beaucoup de concentration, a-t-il ajouté.

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