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Le plan social de Sarkozy sans surprise

Indispensable au plan de relance, le plan social en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat. À la sortie de la réunion entre syndicats et patronat, les avis divergeaient sur les principales mesures ainsi que sur le montant alloué.

Dans son allocution télévisée, le chef de l’État mobilisera 2,6 milliards d’euros pour un plan social qui en demandait 6 milliards selon les syndicats. Les mesures les plus significatives concerneront l’emploi, le pouvoir d’achat et les entreprises. Détails.

Pour l’emploi

L’indemnisation du chômage partiel passera de 60 à 75% du salaire brut. Sa mise en œuvre devrait être effective en avril selon Christine Lagarde, ministre de l’Économie. Qui peut en bénéficier? Des dizaines de milliers de personnes, ce n’est pas quantifiable pour le moment a souligné le Président. Le coût sera financé par l’État, l’Unedic et l’entreprise.

Les chômeurs percevront une prime exceptionnelle. Elle concerne les salariés justifiant de deux à quatre mois de travail sur une période de vingt-huit mois. Cette prime sera de 500 euros. 234 000 personnes la toucheront, pour ceux qui s’inscrivent au chômage à partir du 1er avril. Elle sera financée par le Fonds d’investissement social à hauteur de 117 millions d’euros.

Les salariés en chômage partiel bénéficieront d’un remboursement de prêts immobiliers. Les modalités ne sont pas encore entérinées, la ministre de l’Économie réunira prochainement les banques. Enfin, le Fonds d’investissement social sera destiné "aux efforts en matière d’emploi". L’idée vient de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Pour le pouvoir d’achat

Les personnes assujetties, au paiement de l’impôt, à la première et deuxième tranche en seront exonérées. 6 millions de ménages sont concernés. Ils économiseront en moyenne 200 euros (de 95 à 460 euros). Une prime d’allocation familiale de 150 euros sera versée début juin aux familles touchant l’allocation de rentrée scolaire et ayant des enfants de plus de 6 ans.

Un bon d’achat de services d’une valeur de 7 200 euros sera versé aux personnes âgées percevant le minimum vieillesse, aux familles ayant besoin d’aide pour la garde ou le soutien scolaire de leurs enfants, aux familles d’enfants handicapés.

Pour les entreprises

Tout dirigeant qui a recours au chômage partiel ou au licenciement économique massif ne percevra pas son bonus. Enfin une "mission d’analyse et de concertation sur le partage de la valeur ajoutée et son évolution" sera pilotée par le directeur général de l’Insee dans le cadre du partage des profits de l’entreprise. Les conclusions seront rendues dans deux mois.

Intervention télévisée du chef de l’État



Photo: aasmundbo, Flickr

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