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Le porno vengeur est désormais interdit en Californie

C’est le cauchemar de nombreuses femmes. Une rupture se passe mal, et hop, l’ex-petit ami balance sur internet des photos intimes et compromettantes. Des cas rares, des dérapages isolés? Pas du tout. Aux Etats-Unis, le phénomène est si répandu qu’il a un nom: le « revenge porn » (porno de la vengeance).

C'est l'Américain Hunter Moore qui avait lancé la mode du « porno vengeur » en 2010, avec sa plate-forme baptisée « Is Anyone Up ». Ce site lui a valu d’être qualifié de « personne la plus haïe d’internet ». Un titre tout sauf virtuel. Folle de rage, une victime du site avait planté un stylo dans l’épaule du jeune homme en juin 2011. Fermée après deux ans, sa plate-forme de lynchage a fait de nombreux émules et plusieurs autres sites internet se sont spécialisés dans la publication de ce genre de clichés. Les plus extrêmes font même le lien entre les photos nues et les profils des victimes sur les réseaux sociaux.

Afin de lutter contre ce vrai phénomène de société aux Etats-Unis, la loi « anti-porno vengeur », est entrée en vigueur début octobre en Californie. Celle-ci interdit de publier sur internet des images de personnes dénudéessans leur consentement.

Le but est d’éviter que des personnes ne mettent en ligne des clichés ou des vidéos compromettantes de leur ex-partenaire après une rupture. Cette méthode de vengeance 2.0 fait des ravages dans tout le pays. Par conséquent, en Californie, publier du porno vengeur est désormais punissable de 6 mois de prison au maximum et de 1000 dollars (environ 700 euros) d’amende.

Reste que cette interdiction ne va pas de soi. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) s’est prononcée contre la loi californienne, qu’elle considère comme une entrave à la liberté d’expression. Les Etats de Floride et du Missouri refusent d’appliquer des lois similaires en suivant le même argumentaire.

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