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Le sommet du G8 à Tokyo

Les résolutions prises par les dirigeants du G8 en matière de changement climatique ne plaisent pas à tout le monde. Ils ont pourtant travaillé jusqu'à tard, très tard dans la nuit, pour arriver à un accord auquel même George Bush s'est rallié: réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

Cet objectif fixé par les dirigeants du G8 est jugé "insuffisant" par les pays du G5, les pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde et Mexique): "Il est essentiel que les pays développés montrent la voie et réduisent en 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre (...) d'au moins 25 à 40% par rapport à leur niveau de 1990 et en 2050 de 80 à 95%" par rapport à cette même date", a déclaré le président mexicain Felipe Calderon, en lisant un communiqué rédigé par les cinq pays.

Nicolas Sarkozy s'est quant à lui félicité de ce "progrès important", se référant aux Etats-Unis et au Canada qui se sont pour la première fois ralliés à cet accord commun: "Il y a un progrès important puisque toute le monde, notamment le Canada et les Etats-Unis, est d'accord pour considérer et adopter cet objectif", a déclaré le président français.

A l'ONU, on considère les objectifs fixés par les pays du G8 trop vagues. Selon le responsable de la lutte contre le changement climatique, Yvo de Boer: "les faiblesses du communiqué de Toyko reposent sur le fait que 2050 est une date "très éloignée", que la date qui servira de référence à cette réduction de 50% "n'est pas claire" et que la répartition des efforts de réduction entre pays riches et pauvres "n'est pas clairement définie".

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