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Les chimpanzés et les orang-outans connaissent aussi leur crise de la quarantaine

Phénomène bien connu des psychologues: chez l’être humain, le bonheur suit, au cours de la vie, une progression en forme de U. Celui-ci baisse après la jeunesse pour être au plus bas au milieu de la vie avant de remonter à l’âge mûr. Mais en est-il de même chez nos cousins chimpanzés et orang-outans?

Des chercheurs britanniques, japonais et américains ont étudié le cas de 508 de ces grands singes, hébergés dans des zoos ou sanctuaires. Au cours de leurs travaux, ils ont évalué l’évolution du bien-être de ces singes par l’intermédiaire de leurs gardiens et soigneurs mais aussi à partir d’une série de mesures et de critères dérivés des estimations subjectives de bien-être pratiquées chez l’Homme.

Les résultats ont alors suggéré qu’en la matière, ces animaux suivent exactement le même cheminement que l’être humain et connaissent également une crise en milieu de vie. Celle-ci survient néanmoins plus tôt que chez nous, les grands singes ayant une espérance de vie plus courte.

«Sur la base de toutes les autres similitudes entre humains, chimpanzés et orang-outans, nous avions prédit qu'il y aurait des similitudes en considérant le bonheur tout au long de leur vie», a déclaré le Dr Alex Weiss, psychologue à l'Université d'Édimbourg cité par Science Daily. Néanmoins, c'est la première fois qu'une telle étude est entreprise et les chercheurs étaient tout à fait conscients que leurs travaux étaient peu conventionnels.

Pour expliquer cette crise, les chercheurs évoquent ainsi le besoin de considérer des explications évolutionnaires ou biologiques. Autrement dit, cette tendance de la crise de milieu de vie pourrait découler d'un ancêtre commun et avoir été conservée chez les humains comme chez nos cousins.

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