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Les Etats africains doivent unir leurs forces contre le terrorisme

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De l'ouest à l'est de l'Afrique, la menace des jihadistes prospère sur la pauvreté et la corruption. Désormais, l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie est devenu en plus une possible inspiration pour ces mouvements radicaux, Shebab en Somalie et au Kenya, Aqmi au Mali et dans le Sahel, Boko Haram au Nigeria: ces groupes terroristes sont déjà solidement implantés depuis des années et tiennent des territoires à travers le continent africain.

«Il est important que les pays africains travaillent ensemble, regroupent leurs ressources, partagent leurs renseignements et leurs informations afin de relever le défi», a ainsi déclaré à la presse le directeur des renseignements extérieurs kényan, Chris Mburuqui, après une réunion entre les chefs des services de renseignements de pays africains.

Ces responsables se sont inquiétés de l'influence grandissante de l'EI sur les jihadistes du continent. Ils soulignent également que, parmi les menaces et défis posés aux Etats, figurent «des alliances nouées dans le monde par les groupes terroristes, les sources sophistiquées de financement ainsi que les frontières poreuses des pays africains».

Tous ces groupes jihadistes africains, qui ont chacun leur propre agenda, peuvent avoir une «sympathie idéologique» envers l'EI, estime Peter Pham, expert à l'Atlantic Council. L’un de ses compatriotes, David Shinn, professeur à l'Université George Washington, estime quant à lui que «la réponse à l'extrémisme et au terrorisme en Afrique doit s'attaquer davantage aux racines du problème, plutôt que de soutenir militairement les hommes forts du continent. Par le passé, les réponses exclusivement basées sur la sécurité se sont révélées inadaptées».

Pour les jeunes désoeuvrés de ce continent toujours ravagé par une grande misère, une idéologie radicale et l'appartenance à un groupe armé apportent une activité, de l'argent et la «possibilité de faire autre chose que de tourner en rond», souligne M. Pham en concluant : «Il faut traiter les causes fondamentales qui mènent à l'extrémisme jihadiste: le sous-développement, et la marginalisation économique, sociale et politique».

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