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L'UE monte le ton face à Moscou

Alors que s’ouvre aujourd’hui un sommet exceptionnel des chefs d’Etats à Bruxelles, le premier du genre depuis la guerre d’Irak de 2003, les 27 jouent l’apaisement. "Nous sommes toujours en phase de dialogue" assure Paris, même si elle entend bien "mettre sous surveillance" les relations avec la Russie, "mais l’heure des sanctions n’est certainement pas venue".

Depuis le début de la contre-offensive russe en Géorgie et la reconnaissance de l’indépendance des provinces d’Ossétie du Sud et d’Abkazie, les relations de l’Union se sont considérablement refroidies avec son voisin de l’est. L’accord en six points de Nicolas Sarkozy, pourtant favorable à la Russie, est loin d’être respecté par Moscou. Et depuis le 12 août, les exigences de la présidence française se sont faites plus précises: une levée des check-points russes en territoire géorgien ou une surveillance internationale du cessez-le-feu. Et même si les européens préfèrent laisser du temps aux russes, jusqu’au prochain sommet UE – Russie le 14 novembre, un diplomate français précise que "tant que l’accord ne sera intégralement respecté, les relations ne pourront être normales".

Cependant, l’Italie, la Belgique et l’Allemagne restent plus timorées. Si la nécessité de ne pas rester inactif n’est pas contestable, ils s’opposent totalement à l’idée de "sanction", craignant une forte réaction de la Russie, qui fournit 40% des importations de gaz et un tiers de celle du pétrole de l’UE.

Photo: LePoint.fr

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