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Macchabées pour mariages posthumes

En Chine, le trafic de cadavres frais ou rancis, c’est juteux mais risqué. Quatre pilleurs de tombes chinois sont derrière les barreaux pour avoir vendu dix cadavres de femmes au marché noir. Ces derniers étaient destinés à des « mariages fantômes », rapporte le journal chinois Xi’an Wanbao.

Cette tradition séculaire consiste à trouver une épouse aux jeunes gens morts célibataires pour leur tenir compagnie dans l’au-delà afin qu’ils ne viennent pas hanter les vivants. Les familles emploient souvent un intermédiaire pour trouver une défunte ad hoc. Certains se fournissent directement auprès des hôpitaux.

Les corps vendus par les malfrats du Shanxi, eux, n’étaient plus de première fraîcheur. Qu’importe : ils leur ont refait une beauté et ont forgé de faux certificats de sortie de morgue avant de les céder à d’autres préfectures. Les dépouilles dûment toilettées ont rapporté 240 000 yuans (30 000 euros) aux profanateurs, précise le Xi’an Wanbao.

Les « mariages fantômes » (minghun) sont rares, mais le cours du cadavre ne cesse d’augmenter, alimentant de douteux trafics. L’an dernier, une jeune femme du Hebei a été vendue deux fois, à la famille de deux célibataires différents, indique le journal Shanghaaist. Cédée pour 35 000 yuans (plus de 4000 euros) par ses parents, la jeune Wu a été enterrée auprès de son nouveau mari – pour être exhumée par des pilleurs de tombes et revendue 30 000 yuans (près de 4000 euros) à une autre famille. Dévaliser une tombe, c’est beaucoup de tracas. Song Tiantang, arrêté en 2007, ne chinoisait pas : il tuait en série pour se procurer de la matière première, relate pour conclure Asia Times Online.

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