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Miss Mines Antipersonnelles

Les victimes des mines antipersonnelles participeront à un concours de beauté le 2 avril prochain à Luanda, capitale de l'Angola. Le but de cette compétition est de restaurer la confiance des femmes qui ont subi des lésions à causes des mines antipersonnelles et démontrer que la beauté existe en chacun de nous. La gagnante du concours recevra une prothèse orthopédique fabriquée par un laboratoire norvégien de renommé. Découvrez les photos de quelques-unes des participantes

Les mines antipersonnelles

Le projet a été créé par un directeur de théâtre norvégien, Morten Traavik, suite à un voyage en Angola il y a quatre ans. Traavik a tout suite été frappé par l'ampleur du désastre. 27 ans de guerre civile ont semé des millions de mines antipersonnelles sur le territoire angolais. La guerre a pris fin en 2002 mais il reste encore un énorme travail de déminage à effectuer.

Plus de 80'000 personnes ont été blessées par les mines en Angola, selon la "Campagne Internationale pour la suppression des mines antipersonnelles". Ce chiffre alarmant place le pays dans le top 3 des pays avec de sérieux problèmes de mines; Afghanistan et Cambodge sont les deux autres pays les plus touchés.

Les Nations Unies ont annoncé que malgré le programme de déminage instauré en Angola, des millions de mines antipersonnelles restent parsemées partout dans le pays. Andrew Lyons, le vice-président de Halo USA, une organisation qui travaille à la suppression des mines dans le pays, a annoncé à Fox News qu'il faut compter une dizaine d'années pour "nettoyer" le pays. Dès son arrivée sur le terrain en 1994, cette organisation a déjà retiré 43'000 mines antipersonnelles des champs.

Le concours de beauté

Au total, 18 femmes participeront au concours: une pour chacune de provinces angolaises. Les concurrentes ont entre 19 et 35 ans et ont toutes été blessées par une mine, le plus souvent alors qu'elles travaillaient dans les champs. La plupart d'entre elles n'ont pas de travail.

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Les concurrentes se sont rendues à Luanda en novembre dernier pour participer à une séance de photos où elles se sont beaucoup amusées selon Traavik. "Il y avait quelque chose d'un peu plus profond: être capable de briller et d'être traitées comme des femmes séduisantes, belles, flashy et funky – ce genre de choses qui ne leur sont habituellement pas attribuées."

Pour leur travail, les concurrentes ont été payées 200 dollars et on leur a également donné les habits ainsi que les bijoux qu'elle portaient pendant la séance photos. Il ne s'agit pas d'une tentative de rendre ces femmes riches et célèbres rapidement, mais "c'est plus comme le début d'un réseau social en Angola pour les femmes qui partagent le même genre d'expériences", confie Traavik. "Un tel genre de réseau n'existe pas encore".

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