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Mort de Chávez : Mélenchon dénonce le mépris de Lurel

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Le plus chaviste des hommes politiques français, Jean-Luc Mélenchon s'est dit outré du ton utilisé par Victorin Lurel, le ministre des Outre-Mer, représentant de la France aux obsèques d'Hugo Chávez.

Celui-ci a en effet décrit la dernière apparition du président vénézuélien en ces mots : "Il était tout mignon, frais, apaisé comme peuvent l'être les traits de quelqu'un mort. On avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie".

Le coprésident du Parti de gauche a aussitôt réagi en publiant sur son blog le fond de sa pensée. "Comment a-t-il pu avoir l’audace de parler d’un mort sur le ton de la blague comme il a osé le faire devant le cadavre d’Hugo Chavez ?"

"Quelle arrogance ! Quel mépris ! Quelle insulte ! Est-ce un genre qui est créé ? C’est le style monsieur petite blague qui devient celui de la France ? Doit-on se préparer à commenter la tête qu’aura « pépère » dans son cercueil le moment venu ? Devra-t-on alors commenter l’état de ses cheveux implantés et celui de ses rondeurs ? J’espère qu’à me lire vous ressentez un haut-le-coeur. Il vous enseigne ce que nous avons ressenti, nous les amis du Vénézuéla progressiste et d’Hugo Chavez comme personne humaine en prenant connaissance de ce qu’a été la parole de la France dans cette circonstance de deuil national."

En revanche, Jean-Luc Mélenchon a tenu à tempérer cet écart en rappelant que Victorin Lurel avait défendu Hugo Chávez contre la qualification de dictateur en déclarant "Moi je dis, et ça pourra m'être reproché, (...) le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l'Homme".

Jean-Luc Mélenchon condamne encore davantage le silence coupable du président socialiste François Hollande, commettant ainsi selon lui une faute diplomatique. "Quant à François Hollande il a été en dessous de tout, pire qu’on pouvait le craindre. Pris entre sa très, très, grande tendresse pour les nord-américains et son mépris de caste pour le populaire, il a rendu la France invisible et inaudible à un moment clé de l’histoire politique de l’Amérique latine." peut-on lire dans un article du blog de Mélenchon dédié à la disparition du président bolivien.

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