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Mort d'une femme de combat

C’est un destin lié à l’histoire de la France du XXème siècle qui s’est évanoui samedi soir. Germaine Tillion, grande figure de la Résistance et opposante aux tortures pendant la guerre d’Algérie, est morte à l’âge de 100 ans.

La classe politique française a unanimement rendu hommage à cette grande figure française, décorée de la Grande-croix de la légion d’honneur, de la Grande-croix de l’Ordre du mérite et de la Rosette de la Résistance. Nicolas Sarkozy a ainsi salué "une femme d’exception dont le courage, l’engagement et l’humanisme ont été les guides de toute une vie".

Ethnologue dès les années 30, Germaine Tillion part en 1934 en Algérie pour étudier les populations nomades de l’est du pays. De retour en France en 1940, elle est sous le choc de la défaite de l’armée française et de l’armistice demandée aux Allemands par le maréchal Pétain. Elle décide alors de s’engager dans la Résistance. Arrêtée en 1942, elle sera emprisonnée en France avant d’être déportée en 1943 au camp de Ravensbrück. Elle y restera jusqu’en 1945 et gardera à jamais la douleur d’y avoir perdu sa mère.

Dans l'un de ses ouvrages, "Ravensbrück", elle écrit : "Si j’ai survécu, je le dois à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et enfin à la coalition de l’amitié". En 1954, elle retourne en Algérie alors que la guerre commence. Elle y fera plusieurs séjours et dénoncera les tortures et autres exactions commises là-bas. Un combat que Germaine Tillion mènera toute sa vie.

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