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Mourir en Chine devient un luxe

Avec l’urbanisation galopante, le prix des tombes ne cesse d’augmenter en Chine. A titre d’exemple, dans la métropole du sud du pays, Gangzhou, les parcelles coûtent plus cher au mètre carré que l’immobilier de bureau.

Les terrains manquent donc mais la mer est vaste, et il est vivement recommandé d’y passer l’éternité. Les pouvoirs publics chinois offrent désormais des primes aux familles pour les inciter à disperser dans les flots les cendres de leurs chers disparus : à Guangzhou, la prime est de 1 000 yuans (122 euros), à Shaoxing, de 5 000 yuans (612 euros), indique l’agence Xinhua. Les autorités organisent souvent des expéditions tous frais payés aux allures de mini-croisières : les familles partent par dizaines en bus, les cendres de leurs défunts dans une remorque, pour une cérémonie maritime avec lancer de fleurs.

L’au-delà a beau être gratis dans la grande bleue, les Chinois restent toutefois attachés à la traditionnelle mise en terre des cendres, censée assurer le repos de l’âme. Dans les grandes villes, l’éternel repos fait l’objet d’un juteux marché noir. Des centaines de millions de Chinois nettoient les tombes de leurs ancêtres le 4 avril, lors de la fête de Qing Ming.

Dans les cimetières privés du district de Changping, à Pékin, les parcelles haut de gamme peuvent atteindre 1 million de yuans (plus de 122 000 euros), mais conformément à la loi, les sépultures deux places ou solo n’excèdent pas un mètre carré. Sous peu, la surface des tombes devrait d’ailleurs encore diminuer. Selon les statistiques gouvernementales, d’ici à 2025, 20 millions de Chinois vont rendre l’âme chaque année.

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