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Pendaison d’un assassin sadique et cannibale

Tsutomu Miyazaki a été pendu mardi dernier pour les meurtres de quatre petites filles âgées de quatre à sept ans à la fin des années 80. Les conditions atroces dans lesquelles sont mortes les victimes réveillent les esprits quant à la violence des jeux vidéos et mangas. Arrêté puis interrogé en juillet 1989 après avoir été pris en flagrant délit d’attentat à la pudeur, Miyazaki avait avoué l’enlèvement et le meurtre de quatre fillettes dans la préfecture voisine de Saitama en 1988 et 1989.

Des meurtres atroces

Après avoir mutilé ses victimes, l’assassin avait cuit dans un four leurs mains et leurs pieds , bu leur sang et passé la nuit près des cadavres. Sous le nom d’une femme, il avait fait parvenir à la presse et à la télévision des lettres revendiquant ces meurtres et envoyé à l’une des familles des victimes les restes de l’une d’entre elles.

La police a retrouvé plus de 5700 cassettes vidéo de films d’horreur ou ultra violents dans la chambre du tueur dont certaines avaient été tournées par Miyazaki lui-même lors sur les lieux de ses crimes. Tsutomu Miyazaki est la 23ème personne a subir la peine de mort au Japon depuis le 25 décembre 2006. Avec les États-Unis, le Japon est l’un des seuls pays industrialiés à pratiquer la peine capitale; l’arrêt de mort doit être signé par la main du ministre de la Justice.

L’effet otaku

Agé de 25ans à l’époque de ses crimes, Tsutomu Miyazaki fait partie des enfants otaku, ces enfants asociaux qui restent esseulés dans leur chambre depuis leur plus tendre enfance en s’aliénant de jeux électroniques et de mangas. Les avocats de Miyazaki avaient d’ailleurs appeler à la clémence en plaidant l’aliénation mentale; au cours de son procès, l’assassin lui-même avait révélé: "Je sentais que c’était un rêve, j’ai fait tout cela en rêve".

Ce fait divers qui a marqué les esprits du monde entier ces dernières semaines n’est pas le seul de son cas, loin s’en faut. Quelques jours après l’exécution de Miyazaki, le meurtre de sept passants dans le quartier électronique de Tokyo, le Akihabara a relancé la polémique de la violence de certains films et des jeux vidéos au Japon.

On se rappelle qu’en juin 2002, suite au meurtre commis sur sa petite amie par un lycéen fan de Scream et de films d’horreur, la France avait elle aussi connu l’épreuve de l’influence néfaste des films et jeux vidéos ultra violents ; le jeune de 17 ans avait alors déclaré avoir eu "envie de tuer quelqu’un" après avoir vu le film de Wes Craven mais qu’il n’y avait qu’à "rembobiner" pour que son amie soit ramenée à la vie. Quand on ne fait plus la différence entre la réalité et le monde imaginaire, le passage à l’acte peut se faire aussi facilement qu’allumer un écran de télévision, avec aussi peu d’implication qu’on joue avec les boutons de la télécommande ou la manette de l’ordinateur.

Photo: Hannibal

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