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Pour ou contre la fessée aux enfants ?

La campagne lancée fin avril par la Fondation pour l’enfant soulève des polémiques. Le but de l’association est de faire voter une loi anti-fessée en France. D’un côté comme de l’autre, les arguments ne manquent pas.

Pour ceux qui sont favorables à la loi, il serait temps que la France suive l’exemple des 28 pays qui ont depuis longtemps interdit la fessée ou la gifle aux enfants. Ils rajoutent que battre un adulte ou un animal est prohibé. Pourquoi dans ce cas, le tolérer quand il s’agit des plus jeunes ? Pour eux, rien ne vaut la communication et le respect de la personne. Mais l’argument le plus important est de barrer la route aux maltraitances.

Sur ce point-là, les antis sont d’accord puisqu’ils jugent les mauvais traitements envers les enfants insupportables. Cependant, selon eux, on ne peut assimiler une gifle ou une fessée peu fréquente à de la maltraitance. Ce qui les fait aussi réagir dans une telle loi est qu’elle mettrait en danger l’autorité parentale. D’autant plus qu’elle interviendrait dans la sphère privée de la famille. Ils considèrent également qu’elle culpabiliserait les parents. Pour eux, il est plus judicieux de leur venir en aide que de les sanctionner.

C’est là justement que tous se retrouvent puisque l’Association ni claques ni fessées n’évoque pas de sanction. Ses propositions iraient plutôt dans le sens d’apprendre aux parents à élever leurs enfants sans violence. Si l’on en croit certaines statistiques en Suède, la maltraitance aggravée envers les enfants a fortement diminué depuis la promulgation de la loi et le dispositif mis en place pour la faire appliquer. De la même manière, les placements d’enfant et la délinquance juvénile ont baissé. Alors, si interdire la violence bénigne pouvait mettre les enfants à l’abri d’actes plus graves…

Source Photo : Charlotte Morall (flickr.com)

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