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Pulsions meurtrières: ce serait génétique

C’est une première en Italie. La cour d’assises de Trieste a considéré qu’Abdelmalek Bayout, accusé d’avoir poignardé à mort le 10 mars 2007 à Udine, Perez Novoa lors d’une bagarre, n’était pas entièrement responsable de ce meurtre. Un gène aurait fait office de déclencheur.

Une enquête chromosomique "innovante" a été réalisée et montrerait qu’un gène prédisposerait au comportement agressif. Abdelmalek Bayout serait plus enclin à montrer de l’agressivité en cas de provocation. La cour a donc tranché: de neuf ans et deux mois de prison, la peine passe donc à huit ans et deux mois.

Amedeo Santosuosso, conseiller à la cour d’appel de Milan, a noté que le jugement s’appliquait en vertu de l’article 62 du code pénal italien et d’une étude britannique datant de 2002 intitulée "Génétique et comportement humain: le contexte éthique", devenue une référence sur les liens évidents entre les caractéristiques génétiques, le comportement et la responsabilité.

La communauté scientifique interloquée

Catherine Vidal, neurologue et directrice de recherche à l’institut Pasteur ne croit pas à l’existence de gènes de la criminalité ou de l’agressivité. De nombreuses études n’apporteraient que des compléments aux études déjà effectuées, mais "elles ne peuvent en aucun cas prédire un comportement violent chez un individu particulier qui comparait devant un tribunal".

Poignardé dans un passage souterrain

Arrêté, Abdelmalek Bayout avait reconnu avoir poignardé Perez Novoa, expliquant qu'il l’avait traité de pédé parce qu'il avait maquillé ses paupières avec du khôl, apparemment pour des raisons religieuses. L’assassin avait ensuite conduit la police à l'endroit où il avait jeté l'arme, avant d’entrer dans un mutisme absolu.

Photo : remacle.org

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