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Renault présente ses excuses

Cette affaire d’espionnage aura mis à mal la marque. Persuadé que trois de ses cadres l’espionnait, le constructeur automobile les a licenciés sur le champ. Sauf que, l’espionnage devient finalement escroquerie.

Depuis hier, les mots 'réparation', 'excuses', 'regrets' ou 'mis en cause à tort' font le tour des plateaux de télévision et des rédactions. Carlos Ghosn, patron de Renault, est venu faire son mea-culpa aux 20 heures de TF1. L’enquête pour espionnage industriel, débutée en janvier dernier, accoucherait désormais d’une plainte pour escroquerie.

Au JT de TF1, Ghosn a proposé de réintégrer et/ou d’indemniser les trois cadres, licenciés le mois dernier. Dans un communiqué publié après la conférence de presse de Jean-Claude Marin, procureur général de Paris, on pouvait lire: 'Carlos Ghosn, Président-directeur général, et Patrick Pélata, Directeur général délégué aux opérations, présentent leurs excuses et leurs vifs regrets, à titre personnel et au nom de Renault, à MM. Balthazard, Rochette et Tenenbaum mis en cause à tort dans ce dossier'.

Les trois salariés seront rapidement reçus par Ghosn et Patrick Pélata, qui avait proposé de démissionner. Les deux hommes, en marge de l’affaire, se sont engagés à renoncer à leur bonus 2010. Concernant l’accusation d’espionnage, Renault avait affirmé détenir des documents compromettants. Pourtant rien n’a été déposé auprès du procureur de la République. Aucun compte à l’étranger, n’a été trouvé.

Les soupçons d’escroquerie porteraient sur le responsable de la sécurité du groupe, mis en examen dimanche et qui aurait reçu 310.000 euros.

Photo: webcarnews.com

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