Excite

Répression sanglante en Syrie

Cela fait plus d’un mois maintenant que le peuple syrien se révolte contre son président, Bachar el-Assad. Celui-ci s’appuie sur l’armée et les services de sécurité pour résister. Le bilan est lourd avec plus de 560 morts depuis mi-mars selon l'organisation locale de défense des droits de l'homme Saouassiah.

Il faut dire que si la Syrie est officiellement une république parlementaire, le régime actuel a été fondé par un coup d’Etat mené en 1970 par Hafez el-Assad qui est demeuré président jusqu’à sa mort en 2000. C’est son fils, Bachar, qui lui a succédé. Si le pays a les organes d’une démocratie avec notamment huit partis légalisés, ceux-ci dépendent du Parti Baas qui est aussi celui du chef de l’exécutif. Le parlement, appelé Conseil du peuple, a des députés, mais ceux-ci ne peuvent proposer des lois, tout au plus peuvent-ils les discuter. Et au final, c’est le président qui décide.

Devant les manifestations populaires, Bachar el-Assad a cherché à calmer le jeu, en changeant de gouvernement et en invitant celui-ci à discuter avec le peuple. Il vient également d’abroger un état d’urgence qui était en vigueur depuis 45 ans. Il n’hésite cependant pas à utiliser la force pour réprimer la révolte. Vendredi dernier, les manifestations – ou plutôt la réponse du gouvernement – ont occasionné 62 morts. Plus encore que le drame syrien, c’est aussi chez les proches voisins que l’on peut craindre les conséquences. D’un côté, selon Israel National News, l’Iran prête main forte au président el-Assad alors que le Liban craint d’être déstabilisé. Quel sera alors l’impact des mesures que l’Occident souhaite prendre en regard de la Syrie?

Source Photo : Syriana2011 (flickr.com)

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017