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Sarkozy en Tunisie: des contrats et des accords

Le président français a entamé lundi sa visite d'Etat avec une série de signatures d'accords et de contrats commerciaux. Il a par ailleurs déclaré ne pas avoir de leçon à donner à la Tunisie en matière des droits de l'Homme.

Après le Maroc et l'Algérie l'an dernier, Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, est arrivé lundi après-midi en Tunisie, où il a été acclamé dans les rues de Tunis. Le président et son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali se sont ensuite retrouvés au palais de Carthage, où ils ont conclu des accords et des contrats qui confirment la première place de la France au rang des partenaires économiques de la Tunisie.

'S'attaquer à l'immigration illégale'

Ils ont donc signé des accords commerciaux, comme une commande d'une quinzaine d'appareils à l'avionneur européen Airbus pour la compagnie nationale Tunisair, ou bien la construction par Alstom d'une centrale thermique, pour un montant d'environ 360 millions d'euros. Les deux pays ont également conclu un accord-cadre de coopération en matière de nucléaire civil.

La France et la Tunisie ont enfin paraphé lundi soir une convention de "gestion concertée des flux migratoires", la première signée par Paris avec un pays du Maghreb. Ce texte vise à "s'attaquer à l'immigration illégale", à faciliter la délivrance de visas longue durée aux Tunisiens et à ouvrir le marché du travail français à des Tunisiens dotés de "compétences de haut niveau". En préambule à un dîner d'Etat, le président Ben Ali a renouvelé son soutien au projet français d'Union pour la Méditerranée (UPM), qui doit être lancé le 13 juillet entre les 27 pays de l'Union Européenne et ses voisins du Sud et dont il souhaite accueillir le secrétariat général.

“L'espace des libertés progresse”

De son côté, Nicolas Sarkozy a rendu un hommage appuyé aux efforts accomplis par son homologue en matière de droits de l'Homme. “Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer", a-t-il jugé, refusant de se poser "en donneur de leçons".

Depuis vingt ans, le régime du président Ben Ali est régulièrement épinglé par les ONG pour ses violations des droits de l'Homme. La Tunisie dénonce systématiquement ces critiques et met en avant son bilan en matière d'éducation et d'émancipation des femmes. La secrétaire d'Etat française aux droits de l'Homme Rama Yade devrait recevoir mardi des responsables d'ONG tunisiennes.

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