Excite

Sarkozy: une intervention pour rassurer les Français

Il était l’invité de David Pujadas sur France2. Nicolas Sarkozy est revenu sur l’affaire Woerth, les retraites, le remaniement en octobre, le bouclier fiscal et 2012, sans langue de bois.

Pour ceux de son camp, 'son intervention a été ferme'. Posé, préparé, le président a joué de 'transparence' durant plus d’une heure. Il a balayé tous les sujets du moment, afin de rassurer les Français sur sa politique. Il a d’abord mis les choses au clair sur l’affaire Woerth-Bettencourt.

Inspection générale des finances

Le président s’est appuyé sur le rapport de l’IGF, expliquant qu’Eric Woerth était 'lavé de tout soupçon'. Qu’il réaffirmait son soutien à son ministre du Budget, préférant qu’il se 'concentre sur la réforme des retraites selon le calendrier prévu'. À la question du cumul de sa fonction de trésorier de l’UMP depuis 2002, Nicolas Sarkozy répondait: 'je lui conseille de quitter ses fonctions'.

Puis tout au long de son discours, ce sont les mots 'République irréprochable' qui retentissaient en fond. Pour ses ministres, ses propositions de loi ou la crise, indéniablement, on sentait que le chef de l’État 'se concentrait sur l’essentiel'. Il faisait notamment allusion au remaniement d’octobre, nécessaire à un nouveau dynamisme politique. Pour l’heure, certains, de son propre camp, considèrent qu’il est à bout de souffle et pointent du doigt plusieurs ministres.

Gros morceau: les retraites

Deux ans de plus à travailler pour 'sauver vos retraites', ce fut l’équation à garder en tête. L’âge du départ à la retraite sera à 62 ans, 'je ne reculerais pas'. Tout comme l’alignement des cotisations retraites public/privé, qu’il veut 'équitable pour les particuliers'. Nicolas Sarkozy recevra les partenaires sociaux cet été pour traiter de la question de la pénibilité et de l’invalidité au travail. Il s’est dit conscient des manifestations à venir, sans qu’elles n’aient d’influence sur sa décision finale.

Concernant l’impôt sur la fortune, le président a rappelé qu’il ne le supprimerait pas. 'Je considère que lorsque l’on a de l’argent, c’est normal de payer des impôts', précisant que la France taxe le plus les contribuables aisés. Pour le bouclier fiscal, il a réaffirmé que celui-ci permettait à un contribuable de ne pas payer plus de 50% de ce qu’il gagne en impôts.

Enfin, à la traditionnelle question: 'Pensez-vous à 2012?', Nicolas Sarkozy concluait: 'Ma décision, je la prendrai quelque part, mon Dieu, pas avant, pas avant l'automne 2011'.

Photo: Youtube (capture écran)

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017