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Sea Shepherd rentre au port en criant victoire contre les baleiniers japonais

Le Steve Irwin, le Bob Barker et le Sam Simon ont tous trois accosté avec des avaries occasionnées lors de leurs confrontations avec les navires-harponneurs nippons. Selon l'ONG, les Japonais n'ont pu tuer grâce à son action que 75 petits rorquals au lieu des 1000 prévus.

Le quatrième navire, le Brigitte Bardot, se trouvait en un endroit non communiqué, avec à son bord le Canadien Paul Watson. Ce dernier est recherché par Interpol à la demande du Costa-Rica, où il est accusé d'avoir mis en danger un équipage lors d'une opération contre la chasse aux requins en 2002.

Les navires des protecteurs de l'environnement avaient pris la mer en novembre. Le capitaine du Bob Barker, Peter Hammarstedt, estime que la campagne a été la plus fructueuse, mais également la plus dangereuse, des neuf opérations saisonnières menées depuis sa création par Sea Sheperd.

« Ca a été une longue campagne, certainement la plus dangereuse jusqu'à présent. Les baleiniers japonais n'avaient jamais été aussi agressifs, irresponsables et violents », a-t-il déclaré à son débarquement à Melbourne. « Mon bateau porte les cicatrices de la bataille et ces cicatrices ont été causées par des baleiniers japonais illégaux qui tuent des baleines sans autorisation dans les eaux territoriales australiennes de l'Antarctique », a-t-il martelé.

Sea Shepherd et l'Institut japonais de recherche sur les cétacés s'accusent mutuellement d'abordage en pleine mer. Le Japon tue des baleines en vertu d'une tolérance de la Commission baleinière internationale (CBI) pour la chasse à des fins de recherche, bien que la chair des animaux finisse sur les étals nippons. Récemment interrogé, le ministre japonais de l'Agriculture et des pêches, Yoshimasa Hayashi, a prévenu que Tokyo entendait continuer de tuer les baleines dans l'Antarctique. « C'est une culture, et une longue tradition historique », avait-il soutenu.

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