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Sécurité dans les hôpitaux psychiatriques

Suite à la mort d’un étudiant de 26 ans poignardé par un homme qui s’était échappé d’un hôpital psychiatrique à Grenoble, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre le paquet pour des nouvelles mesures de sécurité.

De visite à l’hôpital psychiatrique Erasme d'Antony (Hauts-de-Seine) mardi 2 décembre, Nicolas Sarkozy a annoncé le dépôt d’un projet de loi sur l’hospitalisation d’office des patients dits "dangereux", en réservant aux préfets ou/et à la justice les autorisations de sortie. "La décision, ce doit être l'Etat ou dans certains cas la justice, pas les experts", a-t-il jugé. Même si "l'avis des experts est indispensable, [...] je ne suis pas pour une société d'experts".

Nicolas Sarkozy a également annoncé un plan doté de 70 millions d’euros afin de renforcer la sécurité au sein des hôpitaux psychiatriques et de créer quatre unités pour les malades dits "difficiles".

Grâce à cette enveloppe, les patients dangereux seront dotés d’un dispositif de géolocalisation "capable de donner l’alerte en cas de fugue" et des chambres d’isolement seront également aménagées.

Dans le clan des corps du métier, les avis sont partagés. Beaucoup d’entre eux voient dans le dispositif de la surveillance par GPS une atteinte aux malades. Le Pr Jean-Pierre Olié, chef de service Sainte-Anne de Paris, se dit surpris. Selon lui, cela révèle de "la confusion entre délinquance et maladie".

Photo: gdcharleville.over-blog.com

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