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Situation complexe pour la France au Tchad

Ce week-end à N’Djamena, les combats opposant l’armée tchadienne aux rebelles souhaitant la démission du président Idriss Déby, ont fait plus d’un millier de blessés et un nombre indéterminé mais important de morts.

Après qu’elle se soit retirée dimanche soir, l’alliance des trois principales rébellions hostiles au président a accepté un cessez le feu immédiat sous conditions. Qu’il soit suivit d’un ‘dialogue national pour un règlement pacifique du conflit tchadien’ et de ‘l’instauration d’un régime politique véritablement démocratique’. Autrement dit pour un départ immédiat du président Idriss Déby du pouvoir. Pour sa part, le premier ministre tchadien, Nourredine Delwa Kassiré Coumakoye, rejette le cessez le feu puisque, selon lui, les rebelles sont sous contrôle.

Lundi 4 février, le conseil de sécurité de L’ONU a adopté une déclaration condamnant les attaques des troupes rebelles contre le gouvernement tchadien et appelé les états membres à apporter leur soutien à ce dernier.

En réaction à cette déclaration, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré : ‘Si la France doit faire son devoir au Tchad, elle le fera’. Quant à lui, le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a dit ‘espérer ne pas avoir à intervenir plus avant’.

Les rebelles dénoncent ‘l’implication directe de la France’, dont l’aviation aurait causé ‘d’énormes victimes civiles’. Informations aussitôt démenties par le porte parole de l’état-major des armées à Paris qui, selon lui, n’auraient pas participé aux combats. Il avoue cependant avoir utilisé la ‘légitime défense’ lorsque les troupes françaises ont eu à défendre l’aéroport de N’Djamena.

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