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Stephen Hawking adhère au boycott académique d'Israël

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Lorsque le grand physicien et cosmologiste Stephen Hawking s'exprime, se prononce et prend position, on l'écoute. Souvenez-vous par exemple de ses déclarations au sujet de l'existence probable des extra-terrestres qui avaient fait si sensation. A 74 ans et malgré sa très lourde maladie (SLA), il est l'un des scientifiques et personnalités les plus respectés et distingués au monde. C'est pourquoi sa décision d'adhérer à la campagne de boycott académique d'Israël fait déjà autant de remous. Elle a fortement embarrassé l'État hébreu et a au contraire encouragé les responsables de Boycott-désinvestissement-sanctions (BDS).

Alors qu'en ce moment même à Rome, le secrétaire d'Etat américain John Kerry poursuit sa tentative de relance du processus de paix israélo-palestinien, Stephen Hawking lance un message fort à la communauté internationale. Il a en effet adressé un courrier à Shimon Pérès pour l'informer qu'il ne participerait finalement pas à la conférence "Faire face à demain 2013" organisée en Israël. Il y ait été attendu du 18 au 20 juin tout comme Bill Clinton, Tony Blair, la chanteuse Barbara Streisand et bien d'autres diplomates, politiciens et universitaires. Cette conférence coïncidait cette année avec les 90 ans de Shimon Pérès.

"Hawking prend part au boycott universitaire d’Israël et s’est retiré de la conférence présidentielle israélienne: Faire face à demain 2013, sous l’égide du président (Shimon) Peres". Une décision qui a aussitôt allumé une forte polémique.

L'astrophysicien a d'abord évoqué des "problèmes de santé" pour justifier son absence à la conférence. Mais c'est son soutien à la cause palestinienne et "sa connaissance de la Palestine, et sur les conseils unanimes de ses propres contacts universitaires là-bas" qui a réellement motivé le scientifique à se retirer de la conférence.

Depuis l'annonce de la participation de Stephen Hawking à la conférence en Israël il y quatre semaines environ, celui-ci avait été largement sollicité à rejoindre la campagne de boycott de BDS.

Aujourd'hui, ce professeur de l'université de Cambridge reçoit au contraire des mails l'accusant d'antisémitisme. En 2006, le physicien avait visité des université israéliennes et palestiniennes. C'est depuis ce passage que son opinion se serait durcie vis à vis d'Israël. "La situation ressemble à celle qui prévalait en Afrique du sud avant 1990 et ne peut continuer" avait-il déclaré à Al-Jazira.

L'intellectuel et activiste juif Noam Chomsky, défenseur de la cause palestinienne a également salué la campagne de boycott académique d'Israël.

En revanche le directeur de la conférence, Israel Maimon, a dénoncé ce boycott comme un acte "scandaleux et inapproprié, surtout pour une personne pour laquelle l’esprit de liberté réside à la base de sa mission humaine et universitaire". "Israël est une démocratie au sein de laquelle chacun peut trouver à s'exprimer, quelles que soient ses opinions. Une décision de boycott est incompatible avec un discours ouvertemement démocratique." a t-il ajouté.

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