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Tendance : la boite de nuit de jour

Pour la quatrième fois cette année, l'Institut suédois, dans le Marais, à Paris, s'est converti l'espace d'une heure en « boîte de jour ». Un sandwich au renne ou à l'élan, une bouteille d'eau minérale et une heure de musique électro entre 13h et 14h, le tout pour 8 euros: de quoi mettre un sacré coup de vieux à la classique pause-déjeuner.

« Le moment choisi est très rigolo, c'est décalé », affirme Delphine Van Gelder, 38 ans, foulard et baskets rose fluo, ravie de retrouver à Paris ce concept qu'elle avait découvert à Stockholm l'an dernier. En 2010, la Suédoise Molly Ränge démarre le mouvement en invitant sa bande de potes à venir danser dans son garage entre midi et deux. Depuis, le concept, devenu un phénomène à travers la Suède, a fait des émules à l'étranger. Bruxelles, Oslo, Boston, Porto, Berlin, le mouvement compte désormais des milliers d'adeptes dans le monde.

Chacun est libre d'organiser son « lunch beat », à condition d'en respecter le manifeste: parmi les règles, obligation de bouger son corps, « interdit de parler boulot, pas de drogue de préférence », et la fête, à but non-lucratif, « dure une heure max, pendant l'heure du déjeuner ».

En moyenne, quelque 150 Parisiens viennent se défouler dans cette discothèque éphémère. Pas de période de chauffe, ni banquette où des groupes avachis devant leur bouteille reluqueraient le dance-floor sans oser se lancer: ici, tout le monde se trémousse au bout de cinq minutes.

Armés d'un Mac et d'une table de mixage, deux jeunes DJs du groupe Equateur servent de la deep house et de l'électro à une clientèle de 25 à 45 ans, arborant look bobo-branché ou costume-cravate tout droit sorti des tours de bureaux.14H sonnent, les lumières se rallument, la foule applaudit, conquise. Le temps d’enfiler leur manteau, et les « clubbeurs » repartent au travail dans le froid, un grand sourire aux lèvres.

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